Comment créer des emplois locaux stables à Roquebrune ?

DECEMBRE 2017

En ces temps de mondialisation et d’une offre d’emploi local en voie de raréfaction, le développement et la recherche de nouvelles économies de territoire est indispensable.

Il convient ainsi de recenser les forces économiques et de les devellopper mais aussi de créer de nouvelles offres.

Ainsi, sur quoi repose le tissu économique de Roquebrune ? Y a t-il des potentialités et de nouvelles opportunités liées à l’économie numérique notamment ?


Les forces économiques actuelles reposent essentiellement sur trois secteurs:

  • Le tourisme avec l’hôtellerie, les campings, la restauration, le nautisme (secteur tertiaire des services) sans oublier les manifestations culturelles et festives qui vont de pair.
  • Les commerçants (petits et moyens)
  • L’agriculture et l’horticulture (secteur primaire)images

Avec la « Silver économy » (personnes âgées, voir plus loin), ces quatre activités ont l’avantage d’être non « délocalisables » en termes d’emplois.

Des entreprises locales sont souvent leaders dans leur domaine (Thalgo) mais le secteur secondaire de transformation, et plus généralement l’industrie est anecdotique sur Roquebrune. De plus, elle peut être à risque de délocalisation.

Il convient ainsi de développer les deux secteurs forts, primaire et tertiaire, en misant sur l’économie numérique.

Nous avions déjà publié deux dossiers sur l’agriculture et vous retrouverez nos propositions plus bas avec notamment roco 50un grand plan de mise en sécurité de la production, hors d’eau des serres et autres lieux de productions.

Concernant le tourisme, de nouvelles perspectives semblent se dessiner, comme le tourisme vert mais aussi le tourisme « sports nature« .

Au sujet de la culture et les fêtes populaires, il y a de nombreux projets à développer également qui peuvent apporter de l’emploi sans pour autant détruire nos ressources, notre qualité de vie et sans carbone.

Oui, il y a de quoi faire sur Roquebrune mais tout est question d’organisation et surtout d’engagement des pouvoirs publics locaux.


QUELS SONT LES ECONOMIES avec un fort potentiel et EMERGENTES ?

1. Les énergies renouvelables et l’économie circulaire: nous avions déjà évoqué ce dossier et le potentiel est là. Voir les propositions plus bas.

2. Le tourisme vert, écologique. Une commune comme Correns s’est résolument tournée vers ce mode d’offre touristique qui séduit les citadins. Avec une agriculture raisonnée en permaculture notamment et une alimentation saine, voire bio.

3. Le commerce local et artisanal couplé à l’outil numérique.

3. L’aide à la personne: avec un vieillissement de plus en plus tardif avec des phénomènes de dépendance, la « Silver Economy » représente une ressource économique locale non négligeable.18556952_1488770594531304_8398607933973613543_n


TOURISME VERT et « SPORT NATURE »

  • Favoriser les parcours équestres autour du rocher et des circuits VTT électriques ou non bien balisés
  • Favoriser l’accessibilité à un  « village éco » : train touristique, parkings gratuits, parcours de visite bien fléchés, bon de réduction sur les produits locaux, restaurants et hôtellerie éco, vélos électriques ou non avec GPS.22713154_1807812076175440_7227120684762192219_o
  • Développer les modes de logements éco touristiques innovants : cabanes dans les arbres, yourtes, toits transparents..
  • Menu « cuisine avec produits locaux« .
  • Miser sur des nouvelles activités sportives :
    • accro branche et via ferrata au pied et sur le rocher
    • luge d’été, Issambres ou Blavet, tyrolienne géante
    • Favoriser les activités nautiques éco : base d’aviron par exemple au lac Aréna
    • Compétition de « sport en famille » : badminton, escalade, ping pong, tirs à l’arc, VTT …. place Perrin, San Peire ou des Félibres à la Bouverie
    • Organisation de compétition trail, ou d’escalade autour du rocher

L’ECONOMIE NUMERIQUE

  • Ceci nécessite de développer la fibre optique qui permet une visibilité plus importante pour les entreprises locales : produit, livraison et d’attirer d’éventuelles entreprise Hi tech
  • Développer le télé travail, attirer les entreprises notamment celles de Sophia Antipolis, pas loin dont le site est saturé en terme de circulation et d’urbanisation (Beaucoup d’ingénieurs de Sophia habitent la commune)
  • Développer un système de commande internet et un drive spécifique, voire un système commun de protage et des casiers de livraison.

L’ECONOMIE LOCALE et CIRCULAIRE

  • Développer le recyclage d’objets: collecte, réparateurs, et d’échanges (troc). Au Puget un projet de ce type est en train de naitre
  • Favoriser le commerce d’objets recyclés. Voir faire une grande surface avec des objets recyclés et de troc.
  • Faire une « maison citoyenne de la transition ».

L’AIDE A LA PERSONNE AGEE (séniors) et autres SERVICES

  • EHPAD (maison de retraite pour personnes avec dépendance). Il y a un besoin urgent de proposer des lits depuis la fermeture de la Récampado. Celle de Puget est un vrai succès. 200 lits sont nécessaires pour les 10 prochaines années compte tenu des chiffres de dépendance.  1 emploi direct pour 3 lits créés.
  • Livraison de repas au domicile… (mais aussi : livraison de journal, pain, lait frais et viennoiserie le matin).
  • Développer les offres d’arrières saisons pour les retraités (spa, rando..) avec des offres adaptées

IMMOBILIER

  • Déployer un plan de rénovation énergétique avec des obligations-subventions (profite aux entreprises de BTP local)
  • Construction de projet immobilier en concertation avec les citoyens, avec une charte de respect de la qualité de vue et de vie avec une obligation d’énergies renouvelables, y compris pour la rénovation des bâtiments anciens. Adaptation des infrastructures publiques en fonction du nombre de nouveaux habitants.
  • Favoriser le développement d’éco-quartier avec de nouvelles formes d’habitat en bois, mobiles.

CULTURE et FETES POPULAIRES: des emplois pour les intermittents, pour l’animation avec une hotellerie et une restauration classique et mobile autour de ces événements.

  • Refaire revivre le théâtre et la danse par des pièces, spectacles réguliers dans les salles municipales
  • Etablir des partenariats avec les structures artistiques publiques et privées du territoire, les écoles et les associations artistiques
  • Organiser de grands rassemblements-festivals autour de l’écologie.
  • Développer les journées et nuits à thème au village : contes, musique, expo, courses de caisse à savon, concours de boules carrées… avec des extensions temporaires des restaurants sur le domaine public
  • Rétablir les subventions aux associations artistiques et culturelles locales
  • Renforcer l’école de musique, qui refuse du monde dans certaines spécialités, créer une école de musique associative
  • Créer des lieux de résidences pour artistes débutants et confirmés
  • Proposer des lieux de répétition adaptés
  • rétablir les lieux de cinéma, en salle et plein air avec un confort adapté (plus aucunes de séances de cinéma au village ou aux Issambres depuis quelques mois, et à la bouverie depuis des années)
  • Faire des animations issues du monde artistique et des écoles de musique, de théâtre, de danse de Roquebrune : mêlant par exemple la peinture, la sculpture et un festival de théâtre, de musique, du conte dans les rues du village (comme lors du cross du millénaire21077610_10214217725946915_788030426521491210_n
  • Festivités dans le village, plurigénérationels : caisses à savon, boules carrées comme au Puget, compétitions familiales (voir affiche).
  • Festivités en divers lieux de la commune, dont le lac avec des food trucks (2 actuellement disponibles sur la commune)

Il faudrait coupler ces fêtes avec une autre animation : Petite fanfare ambulante toute la journée, atelier peinture pour les enfants, concours du meilleur tableau avec vote du public, etc… ce qui est sûr c’est que des exposants se découragent, toutefois ce n’est pas négatif, certains ont quand même vendu des tableaux à la fète des peintres.

Nous préférons ainsi la légèreté, la tolérance et les manifestations multi-générationnelles aux manifestations mono thématiques, sans mélange et polluante.

« Rendez nous notre festival de la BD qui intéressait grands et surtout petits!!! » source fb.

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« en 2000 après le cross du millénaire, des spectacles dans les rues du village avec tous les enfants de toutes les écoles de la commune. ..mais personnellement ce fut un des plus beaux événements, .juste magique… »

Pérenniser le festival de la peinture,

Pour les petits et les grands, notre village est parfait pour accueillir un festival du conte dans ses rues avec des conteurs provençaux, africains, orientaux qui nous amèneraient dans l’univers de Pagnol, des 1001 nuits, de Brocéliande, de la savane, bref l’univers de la rencontre de la tolérance et du partage.

On pourrait y associer les commerçants et  les écoles qui, s’ils le veulent et le peuvent, recevraient des conteurs et des enfants dans leurs locaux, avec une déco adaptée.


AGRI et HORTICULTURE. PISCICULTURE ; des emplois à la clé

La plaine de L’Argens se meurt, de nombreuses exploitations ferment leur portes : structurer une ferme bio, sur 20 à 30 hectares de terrain des plaines de l’Argens et créer une association d’insertion, qui emploierait 75 à 100 personnes (aussi pour des travailleurs handicapés). Les produits peuvent être vendus en paniers et à la cuisine centrale municipale qui pourrait servir 1000 repas bio par jour. L’exemple de Mouans Sartoux montre que tout ceci est faisable à l’horizon des 5 ans. Une régie agricole complète l’approvisionnement en cultivant des terres municipales en permaculture et en achetant localement.

Une ferme communale de permaculture permettrait aux jeunes ou moins jeunes qui le souhaitent d’acquérir une expérience de vie en collectivité et de travail solidaire en faveur des personnes en précarité.

Etudier la possibilité de bassins de rétention (« écrèteurs » de crues) et de buttes artificielles avec mise hors d’eau des serres en cas d’inondation. Un endiguement de l’Argens comme pour le Reyran est illusoire vu le débit.

Une ferme piscicole dans la plaine de l’Argens : poissons, crevettes, algues… Les excavations de terre servent à élever des buttes pour une mise hors d’eau des serres chauffées au solaire (thermique et photovoltaïque).

Une conserverie peut mettre en boîte les produits pour éviter le gaspillage. Une épicerie sous forme coopérative peut compléter le dispositif.

Des chevaux sont très présents sur la commune et peuvent participer au maraichage et à « l’engraissement » naturel.12985398_10154117297923713_4034782272967842486_n

Favoriser le pastoralisme (moutons, chèvres pour les fromages) et l’implantation et l’entretien de poulaillers (œufs) au niveau des écoles, collèges et des citoyens qui le souhaitent.

Un potager scolaire et extra scolaire (potager solidaire) pour ramener nos enfants à la nature et à la terre, avec gratuité des légumes et fruits pour tous comme à Albi. Des parcelles de terres sont disponibles au ‘potager de Roquebrune sur Argens’. Des jardiniers peuvent être embauchés.

Cantines scolaires : pouvoir proposer aux enfants des produits locaux et de qualité et relancer une certaine agriculture sur notre territoire. Bien entendu, Mouans-Sartoux est un bel exemple à suivre, commune-pilote de l’Agenda 21, et toute proche de nous à bien des égards (proximité géographique, climat, agriculture, population…). Ce qu’est devenu Mouans-Sartoux aujourd’hui résulte pourtant simplement d’une volonté municipale d’un maire qui lui, a su être visionnaire et faire de la santé et du bien-être des élèves une priorité.

Les restaurants doivent être incités à servir des produits locaux (http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/33308/italie-ville-de-florence-impose-70-de-produits-locaux-ses-restaurants)

Favoriser la distribution des produits locaux dans les écoles et les maisons de retraite (Jas de Callian) : miel local (au lieu du sucre), raisins bio lors des récoltes.

La large bande littorale permet la pratique de la pêche voire de la pisciculture (branche de l’aquaculture) : il s’agit donc redonner un essor à la pèche artisanale sur les différents sites et ports (déjà, les gallo-romains exploitaient cette ressource aux Issambres, voir le site de l’ancien vivier en bord de mer) et pourquoi pas sur le site idéal reconverti du port Soleil ?


NOS PROPOSITIONS POUR L’ENERGIE

  • Faire venir des opérateurs énergétiques de renouvelables éoliens, solaires, biomasse…pour dresser une cartographie du potentiel énergétique renouvelable. Le projet de ferme photovoltaïque à la Lieutenante a été abandonné.
  • Favoriser l’installation d’énergie renouvelable chez le particulier par un guichet municipal unique énergie(Caution, subventions.).
  • Isolation des écoles et autres bâtiments publicsIMG_9507
  • Favoriser les éco-quartiers : zéro carbone, zéro déchet. Faire une expérience d’éco-hameaux.
  • Obligation de panneaux solaires pour les nouveaux bâtiments. La végétalisation des façades permet une climatisation naturelle qu’il faut étudier.
  • Penser aussi aux dispositifs économespompes à chaleur ou à la géothermie dans les nouvelles constructions.
  • Bilan énergétique de chaque maison de plus de 20 ans, obligatoire avec des propositions d’isolement thermique
  • Plan pour un changement de mode de consommation trop énergivore, plus respectueux : moins de viandes, moins d’emballages…

Si l’on fait le compte en termes d’emplois potentiels directs:

1. Les énergies renouvelables et l’économie circulaire: 50-70 postes

2. Le tourisme vert, écologique : 50-70 postes

3. Le commerce local et artisanal couplé à l’outil numérique : 20-30 postes

4. « Silver Economy » environ 200-250 postes.

5. Agriculture, horticulture, pisciculture : 70-100 postes

Sans compter les retombées directes en termes d’impôts locaux et indirectes sur les entreprises locales.


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