L’éco construction : que pour les personnes à faibles revenus ?

Nos valeurs pour l’avenir :

« SIMPLICITE – AUTONOMIE – VULNERABILITE –  »    « S.Au.V «  

  • Tendre vers une autonomie alimentaire, énergétique, de logement (problèmes liés à la mondialisation = repli identitaire (Catalogne, Brexit, extrêmes droite et gauche..) = solutions locales)
  • Vulnérabilité. Protéger les plus faibles: « enfants, handicaps, séniors, chômeurs »
  • Rechercher la simplicité du mode de vie et du lien social.

« L’AUTONOMIE DU LOGEMENT »

La carte postale est magnifique: une villa secondaire des années 80 de 5 pièces avec une pelouse verte et une piscine miroitante avec une grande terrasse autour, une climatisation douce l’été et une cheminée au bois qui chauffe bien l’hiver.

Pourtant ce rêve, que certains ont pu s’offrir grâce à un travail souvent acharné, est à double tranchant car en 2010, ce couple est inondé jusqu’au premier étage et la toiture est partiellement arrachée en 2017 (épisode venteux). L’été 2017 a comporté 8 épisodes de pics de pollution (air paca) et une période de sécheresse intense de 5 mois sans pluie avec des tarifs de l’eau qui augmentent considérablement.images

Le lien ? Peut être pas, mais sans s’en apercevoir nous creusons peut être notre propre tombe.

Quels sont les éléments de cet habitat qui potentiellement concourent à ces désordres :

  • Piscine : consommation d’eau, d’électricité, relargage de produits chimiques de type chlore
  • Bétonisation : imperméabilisation des surfaces, arbres abattus
  • La climatisation est énergivore, en nucléaire et carbone
  • La fumée de la cheminée dégage des particules fines
  • Gazonconsommation d’eau considérable
  • Villa secondaire de 5 pièces : inoccupée la plupart de l’année, une surface conséquente qui nécessite un entretien fréquent donc polluant
  • Années ’80 : souvent mauvaise isolation sans panneaux solaires, ni récupération des eaux de pluie.

TOTAL : un bilan carbone largement négatif, une consommation d’eau importante, une consommation nucléaire, une augmentation de la vitesse d’écoulement des eaux de pluie facteur d’inondation dévastatrice.

Devons nous culpabiliser ?

NON, nous héritons d’une période d’hyper consumérisme effréné pendant laquelle les problématiques d’environnement n’étaient pas aussi préoccupantes.

Et faire le deuil de ce décor et de ce type de confort ?

OUI et NON, il faut juste l’adapter en conséquence et ne pas renouveler les erreurs du passé, en éliminant le superflu, en sacrifiant une partie de notre confort et en réfléchissant plus globalement à ce que nous avons réellement besoin pour être heureux.


Concernant la politique générale du logement, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, nous avons commis de graves erreurs environnementales mais aussi sociales.

En effet, le logement secondaire (le plus souvent inoccupé) a pris une place considérable dans notre commune et la carence de logements sociaux et la spéculation ont fait que de nombreuses familles défavorisées ne peuvent plus se loger correctement à un prix raisonnable.

Le béton règne en maitre , défigurant parfois le littoral et le paysage (voir photo). Il est là pour des centaines d’années, à moins d’un ouragan … (probable vu l’état du réchauffement de la mer).DSC01751

Mais depuis 20 ans, les données environnementales et nos modes de vie ont changé : moins de richesse pour les Français, des actifs plus mobiles, des inondations catastrophiques, des changements climatiques avec alternance de tempêtes et de sécheresse-canicule.. et tout cela est fait pour s’amplifier.

Ainsi le paradigme de la résidence secondaire en béton avec piscine individuelle à débordement fait encore rêver mais ne correspond plus aux données environnementales et aux attentes des citoyens responsables.

Pour répondre point par point aux différentes pollutions, certains en ville ont développé des éco-quartiers avec un objectif de « zéro carbone, zéro déchet ». En zone rurale, ce sont des éco-hameaux, avec pour les deux, une recherche d’autonomie.

 Ainsi, pour l’avenir, il s’agit de fournir à chaque citoyen un logement :

  • éco-responsable par exemple en réduisant l’arasement et le bétonnage des surfaces naturelles en s’appuyant sur des matériaux directement disponibles et éco-compatibles (bois, paille, …)
  • économe en eau, en énergie et en production de déchets ultimes à enfouir ou à incinérer.
  • donc peu cher.

Aujourd’hui beaucoup de citoyens veulent des maisons ou des habitations plus simples, plus petites (à chauffer, à entretenir), moins chères (mètres carrés) et aussi plus mobiles parfois. Avec des bassins d’eau (piscine) à volume limité voire pas du tout en favorisant les piscines municipales ouvertes tout l’année et non 2 à 3 mois par an pour les piscines individuelles.

Ce logement idéal permet de mettre rapidement à disposition des logements sociaux notamment et d’éviter la spéculation immobilière en cas de fortes demandes.2016-01-Zac du Bougnon-P1020462

Il s’agit ainsi de favoriser les éco-quartiers dans chaque lotissement de la commune : « vers zéro carbone, zéro déchet ». Faire une expérience d’éco-hameaux avec des maisons bio.

Bilan énergétique de chaque maison de plus de 20 ans, avec une incitation voire une obligation avec des propositions d’isolement thermique.

Effectuer un vrai bilan carbone.

Organiser de nombreuses activités citoyennes autour de la transition, dès l’école

Les grandes actions de la commune sont décidées en démocratie participative et non représentative, avec les habitants.


Préserver L’EAU

La facture d’eau ne cesse d’augmenter à Roquebrune. C’est la plus onéreuse du territoire. Plus on consomme, plus Véolia est content mais plus nos réserves s’épuisent et la pollution liée à l’assainissement augmente.

L’eau est un bien précieux qui est amené à manquer au niveau d’un département connu pour être de plus en plus aride.

Régie municipale de l’eau, contrôle des consommations d’eau des jardins privés et des parcs, lieux publics.

Favoriser les plantes à faible consommation d’eau (plantes grasses).

Récupération de l’eau de pluie par les jardins communaux et privés.DSC01650

Placer un dispositif qui permet de visualiser sa consommation en temps réel.

La meilleure façon d’économiser l’eau est de ne pas la consommer avec les dispositifs d’économie : double chasse des toilettes, limiter les grandes pelouses et les grandes piscines, goutte à goutte, Douche plutôt que bain avec un timer, Cumulus thermique au solaire…


Préserver L’énergie. Plus on consomme plus EDF et les opérateurs énergétiques sont contents, et plus on rejette du CO2 et nous restons coincé dans un nucléaire qui peut exploser à tout moment (voir émission « Théma » d’Arte sur la protection insuffisante des piscines à refroidissement pour combustibles radioactifs et des centrales en cas d’attentat terroriste notamment).

Température idéale intérieure à 19° le soir et 17° la nuit.

Incitation voire Obligation de panneaux solaires pour tous bâtiments.

La végétalisation de façades permet une climatisation naturelle qu’il faut étudier.

Penser aussi aux pompes à chaleur ou à la géothermie dans les nouvelles constructions.

Chauffage des logements et des bâtiments par les résidus de bois de la forêt (en cas de vent favorable) ou par des panneaux solaires thermiques ou photovoltaïques….


Préserver les sols et l’environnement (limitation des déchets, pollution atmosphérique)

Limiter la construction de lotissements de maisons individuelles aux larges surfaces qui consomment beaucoup de terres arables. Privilégier les petits immeubles ou les lotissements compacts à taille humaine.

Favoriser l’implantation de maisons en Bois (appelé micro maisons ou « tiny house ») mobiles, qui peuvent être implantées sur des zones non constructibles, pour des prix de l’ordre de 30,000 Euros sans taxes foncière et que l’on peut facilement déplacer en cas de prévision d’intempéries. Ces maisons sont fabriquées en Bretagne (Rennes).

Favoriser une menuiserie locale qui puisse concevoir ce type de logements et le recyclage des tissus pour l’isolation

Favoriser les locations des maisons ou habitations secondaires , nombreuses aux Issambres notamment, souvent inoccupées l’hiver, pour éviter trop de constructions

Faire une vraie coopérative d’information, d’échanges de meubles, de relooking et de petites réparations de l’électro ménager = « maison de la transition ».

Interdire le chauffage au bois lorsqu’il n’y a pas de vents : facteur de pics de pollution l’hiver.

Composteurs individuel et collectif, interdiction des sachets plastiques…


Elaborer un programme « SCOT développement durable » en concertation avec les communes environnantes, le Département ainsi que la Région et l’Etat.


 Mais non, le Front National n’a pas que des mauvaises idées. 
Comment enrayer le bétonnage programmé (PLU) des surfaces qui seront ainsi définitivement condamnées et qui aggravera inéluctablement les conséquences destructrices des inondations ? Comment respecter les sols tout en construisant ? Comment permettre à des actifs d’accéder à la propriété à moindre frais ? Comment ne pas condamner les zones inconstructibles inondables à des déserts ? 

cabanes
Gilles Longo, adjoint de Rachline avait émis de construire des habitats sur pilotis. En bois, cela existe et pas que dans le delta de Mékong. Voici une photo prise dans la région et que nous a fait parvenir un citoyen. 
Permettre ce type d’habitat sur ces zones ? Sortir de l’impasse et d’un système destructeur pour notre Var, sortir des dogmes et des a priori. Cela serait une solution écologique et économique (développement d’une filière bois) pour celles et ceux qui ont le goût du risque et qui veulent prendre de la hauteur…

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