Inondations dévastatrices : la fin ?

Les 15 et 16 Juin 2010, le fleuve Argens sort de son lit et notre territoire subit des inondations dévastatrices (26 morts et un disparu, dont 5 sur la commune, 2450 sauvetages aériens, 300 personnes ayant évité une mort certaine, 700 Millions d’Euros de dégâts). En 2016, Luc Jousse a été entendu en tant que Témoin assisté pour homicide involontaire suite au décès d’une personne près de la salle Calandri.apocalypse_var_monument

Ces crues ont été les plus dévastatrices dans le département jamais enregistrées depuis 1827. Ces inondations se reproduiront, de façon moins intense, les années suivantes sur la commune : novembre 2011, janvier et novembre 2014 et novembre 2016.19225590_1330749703629523_9103059951159173122_n19060047_1330750003629493_6641138077852606269_n19060172_1330749913629502_6443052352373094370_n

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Afin d’élaborer un plan de prévention, l’Etat (pour certaines communes) et le Département du Var ont été chargés initialement d’élaborer la première phase : le plan d’intention de prévention des inondations lié à L’Argens et ses affluents. Il faut savoir que le bassin de L’Argens et ses affluents correspondent à un territoire très étendu soit à peu près l’équivalent de la moitié de la superficie du département du Var. Les 74 communes sont regroupées dans le Syndicat Mixte de l’Argens (SMA).

Une des premières étapes a donc été de définir une carte de zonage réglementaire du PPRI (Plan Prévention Risque Inondation), issue de la superposition des cartes d’aléas et d’enjeux économiques notamment :

  • « rouge » : l’Etat impose l’interdiction,var_apocalypse2010
  • « violet » : les collectivités locales peuvent éventuellement envisager des aménagements, mais l’Etat doit en valider des modalités ; c’est le domaine de la concertation,
  • « bleu » : les particuliers doivent prendre en compte les règles d’urbanisme et les règles de construction. Ainsi l’urbanisation et les aménagements sont possibles mais règlementés (C’est le cas des bâtiments du parking des douanes).

En 2014 , la compétence est déléguée aux Intercommunalités dont la CAVEM (Communauté d’Agglomération Var Estérel Méditerranée) chargée du Plan d’Action et de Prévention Inondations (PAPI).


La question des assurances des installations exposées est crucial d’un point de vue économique.

Des agriculteurs ne sont plus assurés et cela pose la problème de la pérennité de tout un secteur économique.

Pour le restaurant du lac par exemple, il a été prévu de poser les installations sur des pilotis coulissants mais cette solution revenait à plus de 500.000 Euros. Finalement l’assurance prend en charge à condition que tout soit déménagé dans les 12 heures d’une alerte de débordement


LE BEAU TRAVAIL DE LA CAVEM ET DU DEPARTEMENT

En août 2016, après 5 ans d’études, des centaines et des centaines d’heures de travail et de réunion, notre territoire est enfin doté d’un projet hydraulique ambitieux qui affiche près de 96 millions d’euros d’investissements en 6 ans. Ceci récompense le travail de la CAVEM dont Sébastien PERRIN, Vice-Président de la CAVEM, opposant à la majorité municipale de RSA. Ce PAPI a été validé par la Commission Mixte Inondation qui s’est réunie au Ministère de l’Environnement. Soulignons également le gros travail du Département dans ce dossier et la collaboration du Syndicat Mixte de l’Argens, dont le Président Olivier Audibert Troin (Député circonscription de Draguignan) qui va dorénavant pouvoir déployer ce pLogo_cavem_2014_RVB-01rogramme.

En quoi consiste ces travaux ?

Il faut distinguer la basse vallée de l’Argens à laquelle nous appartenons et les territoires en amont ainsi que les affluents.

Concernant la basse vallée de l’Argens et son embouchure, la plaine de Roquebrune étant pratiquement au niveau de la mer, il faut essentiellement « fluidifier » l’écoulement et éliminer ou limiter les obstacles qui constituent des barrages naturels ou non (nous reviendrons sur les remblais artificiels qui ont été réalisés dans notre commune). Il faut aussi prévoir des bassins de rétention qui recueillent les écoulements des ensembles immobiliers nouvellement construits.

Le premier aménagement hydraulique est prévu cette année et permettra de réduire ce fléau sur notre commune .http://embouchure-argens.n2000.fr/embouchure-de-l-argens/les-actions-realisees/7-le-papi-et-l-afaf

Concernant la « haute vallée de l’Argens », il s’agit essentiellement de retenir les flux au maximum, dont la construction de bassins de rétention et de barrages « écrêteurs de crues  » qui débitent un flux constant d’eau et retiennent le trop plein.

Compte tenu du réchauffement climatique (et des épisodes méditerranéens), et de l’imperméabilisation des sols liée à une urbanisation galopante, les travaux hydrauliques sur l’Argens et ses affluents devront anticiper des épisodes qui vont devenir de plus en plus fréquents et violents avec des débits en m3/seconde qui vont parfois doubler dans les années à venir sont l’effet de ces modifications.

Néanmoins, s’il ne faut pas minimiser l’imperméabilisation des sols par les constructions immobilières, il faut tenir compte de la nature géologique de la plaine de l’Argens. Elle est constituée d’une roche imperméable et donc de toute façon l’eau a toujours ruisselé sans être absorbée. Il s’agir juste de diminuer le facteur vitesse qui est l’élément le plus destructeur dans ces grandes inondations.


QUELLE EST LA RESPONSABILTE DE L’EQUIPE JOUSSE OLLIVIER au cours de ces 15 dernières années ?

La crue de 2010 est une des plus graves catastrophes naturelles de la France contemporaine, dûe à l’artificialisation des sols liée à la pression foncière que subit notre commune.

13495480_1104403619632110_2882863407669613985_oLes constructions à la « va vite » se font au détriment d’une réflexion approfondie sur les conséquences à moyen-long terme de ces épisodes pluvieux. Avec l’équipe Jousse-Ollivier, la protection des biens et des personnes fait-elle partie des priorités ? En effet, si on analyse les nouveaux quartiers et lotissements touchés, le bilan ne cesse de s’alourdir (voir plus bas).

Nous ne parlerons pas, dans ce dossier, des attributions litigieuses de permis d’extension d’habitation en zones inondables par les services de l’urbanisme de Jean Paul Ollivier (reportage de D8, voir la vidéo), nous l’avons abordé dans un précédent dossier. Signalons néanmoins que ce dernier est resté sur le pont, au propre comme au figuré, toute la nuit et qu’il a été profondément marqué par cette catastrophe ayant, entre autre, perdu sa maison.

C’est une nouvelle fois un bilan d’inaction (au lieu dit « pas de Piche« ) et de remblaiements qui aggravent les conséquences de ces épisodes méditerranéens.

Les remblais.

La zone des Garillans a fait l’objet d’un reportage de l’émission « envoyé spécial » sur les manipulations urbanistiques de notre Mairie.

En effet, afin de la mettre hors d’eau, la mairie a continué à remblayer la ZAC (Zone d’Activité Commerciale) des Garillans , soit 27 hectares pour un volume remblais de 452.000 m3 , sans réaliser les aménagements obligatoires des articles 4-5-6 et 7 de l’arrêté Préfectoral concer13458730_1104403432965462_6318778892623444136_onant les aménagements du Blavet, du grand Vallat et des mesures compensatoires.

En effet, même si le permis de construire a été émis il y a plus de 20 ans et qu’un arrêté préfectoral l’avait validé, les bassins de rétentions prévus sur la zone des Castagniers, n’ont jamais vu le jour

Le Blavet sort de son lit au « Pas de Piche ».

Il faut savoir que les travaux qui portent sur les affluents sont sous la responsabilité des communes, donc les aménagements du Blavet.

Suite à une première étude , le cabinet, HGM de Marseille, émet un rapport avec des recommandations précises pour supprimer les débordements de cet affluent en suggérant le remplacement des trois buses actuelles de diamètre « 0.60 » par des cadres béton. Rapport confirmé par le Conseil Général (Monsieur Marc Vincent), et par le Cabinet SCE (Monsieur Olivier Vignoule).

Toutes leurs demandes faites auprès de la mairie n’ont pas abouti et les projets ont été abandonnés en rase campagne. La réponse de l’équipe Jousse-Ollivier : pour des raisons de « PRIORITES BUDGETAIRES ». On préfère un rondpoint à 400.000 Euros….

Néanmoins au vu la particularité topographique du terrain du « Pas de Piche » nous pensons que certes ces travaux limiteront sans doute les effets des inondations mais en aucun cas ne les supprimeront.


CONCLUSION-PROPOSITIONS

Quand on analyse la construction de lotissements, quartier par quartier, on constate les résultats de cette politique de court terme de gains immédiats sans penser aux dégâts liés aux inondations que le bétonnage amplifie :

  • Sainte Candie: un véritable toboggan de béton pour des eaux qui inondent le village en contre bas,
  • Les rives du Golf : inondés en 2010. Certains habitants attendent encore les remboursements,
  • Les terrasses du Rocher : régulièrement inondées,
  • Le cœur de la Bouverie: un bassin de rétention toujours vide, y compris en 2010, alors qu’un cabinet d’expert Parisien avait modélisé les écoulements d’eau…
  • Des déposes minutes et autres parkings sans études hydrologiques.

On peut également se poser la brûlante question : jusqu’à quel point , la responsabilité du maire est engagée , sur les incommensurables conséquences humaines, matérielles et sanitaires de cet urbanisme anarchique ?

Pour nous citoyens situés dans ces zones à risques, Il ne nous reste plus qu’à croiser les doigts à chaque pluie et à consulter le site « VIGIECRUES » à chaque épisode et d’avoir des comportements adaptés (ne pas aller chercher son enfant à l’école ou au collège par exemple).

http://www.vigicrues.gouv.fr/niveau2.php?CdEntVigiCru=22

Propositions :

  • Un plan de mises hors d’eau des serres, protection et sur élévation
  • Des bassins de rétention (sur le Blavet pour diminuer le débit arrivant au Bouvreuil, sur le Reyran pour faciliter l’écoulement à l’embouchure de l’Argens), qui permettent entre autres de la pisciculture
  • Une information auprès des écoles et collège
  • Des garanties financières pour les agriculteurs en cas de crues (pour favoriser l’installation)

 

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