Agriculture : pour que Roquebrune devienne un « Village en transition »

Mise à jour du dossier : 21 Avril 201831189619_475680682846381_7850395847022870528_o

Ce matin, inauguration en présence de Mme le Maire et de représentants de la Mairie de Roquebrune, d’une initiative incroyable, à la Motte : « Le Jardins des Peupl’liés » qui est un nouveau jardin éco coopératif (à la différence de partagé) car tout le monde participe à la culture de fruits et légumes (pour les cantines) et l’entretien de l’espace : enfants, seniors, écoles, experts en permaculture et semences, des actifs ayant pris conscience d’un changement nécessaire de notre mode de d’échange et de production.

Nous avons senti une lueur d’espoir pour Roquebrune car en échangeant, nous avons perçu une volonté de certains membres de notre municipalité de transposer le modèle sur nos terres roquebrunoises (nous corrigeons notre impression initiale). Il faudra sans doute s’entre aider à bâtir un tel projet dans le cadre d’un projet citoyen au delà des querelles partisanes.

Nous avons recensé beaucoup de bonnes volontés roquebrunoises, associatives, agricoles, scolaires, citoyennes qui sont sans doute prêtes pour que Roquebrune redevienne ce qu’elle n’aurait jamais du perdre : une terre provençale agricole de partage.

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Roquebrune est une commune touristique du bord de mer certes, mais aussi rurale.

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La coopérative à gauche, la chapelle et le premier lotissement autorisé autour du village

Nos ressources agricoles sont dominées par la production de vin et de nombreuses parcelles de vignes sont présentes sur la commune : Domaine de Marchandise, Domaine Jauffret (vin Bio, AB), Domaine des Planes (vin Bio, AB), , Domaine du Blavet et les châteaux : Château Palayson et Château Vaudois (le domaine du Rouët est sur la commune du Muy). Pour la plupart, la production et la vinification se font sur place. Pour les autres, il existait une coopérative qui a fermé (voir photo, transformée en habitations) et le vin est à présent assemblé à la Motte (coopérative Caveau Saint Romain).  Il existe un projet d’extension du domaine viticole à la Bouverie qui va détruire des espaces verts. Nous souhaiterions que les vins de la Bouverie passent Bio afin de limiter les conséquences sur l’environnement (pesticides).

http://www.roquebrunesurargens.fr/terroir-chocolat/domaines-viticoles/

Autre ressource issue de la terre : le miel. Deux apiculteurs sont sur notre commune : « L’amie ailée » et le « Rucher de la Bouverie » avec pour tous les deux, des miels de différentes floraisons, de bruyère,  lavande, châtaignier, arbousier…. et du pain d’épices maison. Notons des productions en baisse constante du fait, entre autres, de l’usage des localpesticides par les particuliers et par la commune (d’où l’intérêt de développer une culture BIO sur la commune).

Pour les oléiculteurs de la commune : le Domaine de L’Olivette, le Clos Saint Martin et Jauffret.

L’horticulture est un secteur important avec de nombreuses pépinières de qualité (Lecoq, Marcel, du littoral, provençal, tropicana flore) citons l’exceptionnelle collection d’orchidées des serres Vacherot à la sortie du village avec des journées portes ouvertes et des stages. http://www.roquebrunesurargens.fr/terroir-chocolat/pepinieres/

Malheureusement comme ailleurs, la crise agricole touche notre commune avec notamment des terres laissées à l’abandon au niveau de la plaine de L’Argens. Nous voyons régulièrement l’intérieur de serres 15874769_10154882552584346_4145542047055724764_oabandonnées. Le malaise des agriculteurs s’est exprimé par l’intermédiaire d’un post poignant sur FB (Facebook) d’un agriculteur qui se désole de la désertification d’une terre qui est maintenant de plus en plus souvent inondée par les crues de l’Argens et de l’absence d’aides.

Seuls les grandes exploitations semblent pouvoir encore s’assurer, les petites disparaissent. La mairie de la Motte a confié des terrains abandonnés à des exploitants qui pratiquent la permaculture, avec entre autres une absence d’utilisation de pesticides.


LES CIRCUITS COURTS, RETABLIR LE LIEN DE CONFIANCE

Si la crise est bien là, grâce au circuit court, il existe une possibilité de développement. Les filières locales sont de plus en plus favorisées pour leur côté écologique et sont le versant alimentaire d’un développement durable basé sur trois volets :  une économie de proximité, un aspect social de maintien de l’emploi et enfin environnemental avec moins de transport donc moins de pollution. C’est une tendance de fond qui progresse sans cesse.

L’AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) a été développée depuis maintenant 10 ans. La Grande Bastide est une coopérative forte d’une cinquantaine de producteurs. L’Office du Tourisme des Garillans et la « Maison du terroir », place Perrin, répondent aussi à ces objectifs de vente et de promotion des produits locaux .

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Bonne intention mais dommage pour la faute d’orthographe (pas de S à matin)

De même que les marchés itinérants :

  1. – Place Perrin et Portiques : le vendredi matin
  2. – Les Issambres : le lundi matin
  3. – La Bouverie : le samedi matin (deux maraichers de proximité sont présents et un poissonnier et boucher)

Il s’agit ainsi de limiter les intermédiaires et les marges et de rapprocher le producteur et le consommateur.

Les paniers paysans procèdent de la même façon, Malheureusement nous déplorons la fermeture de « Bio at home » 15826864_1848403158762122_940091222746639563_n

Il y a bien d’autres points de production et de collectes (liste non exhaustive, à compléter):

  • le « marché des garrigues » de Philippe Auda, Chemin des Iscles (prendre la route des courts de tennis du village et tourner à gauche, c’est indiqué)
  • le domaine de l’olivette de la famille Delmotte (idem, même direction)
  • Du BIO direct producteur: 1 Km, à droite après la station Total direction le col du Bougnon : « Eusé bio », de bons retours d’après une de nos membres.
  • et bien sur, « la cueillette du Rocher », un endroit assez unique où l’on cueille soi-même les fruits et légumes (cependant certains produits vendus en boutique ne sont pas forcément locaux)

LE GOUT, LES PRIX et LES CANTINES

Les produits locaux sont frais et n’ont pas été transportés donc la qualité est souvent au rendez-vous.

Pour une qualité supérieure, nous constatons des prix qui s’alignent globalement sur la grande distribution voire parfois qui sont plus bas. Ainsi, il convient de comparer mais payer un peu plus pour maintenir l’emploi local est un geste de solidarité qui se développe de plus en plus. Nous avons un bassin de populat29340435_10156155655687645_9119058452444872704_oion qui se prête à cela.

Le risque est que l’augmentation de la demande ne puisse pas être pourvue localement. En effet, une loi votée en Décembre 2016, impose 40% de produits locaux au niveau des cantines scolaires en 2020 (La cantine du collège André Cabasse, Département, propose le plus souvent des plats avec des produits locaux et un projet pour les écoles élémentaires et maternelles de la commune). Les producteurs peuvent-ils ou pourront-ils répondre à cette demande ? D’où l’intérêt de soutenir une filière d’avenir.

DSC01756Le monde agricole fourmille ainsi d’idées pour pérenniser ses exploitations et les gens ont besoin de mettre un visage derrière un producteur. Néanmoins face à la spéculation immobilière et à la récurrence des crues dévastatrices de L’Argens, la situation reste alarmante. Deux projets pilotes, initiés par l’Intercommunalité CAVEM, sont en cours :  un hameau agricole qui regrouperait des bâtiments à usage agricole pour permettre aux agriculteurs de se réimplanter dans la vallée et une plateforme agricole pour les circuits courts. Ces projets tiennent à cœur d’un agriculteur que nous connaissons bien et qui fait tout pour que cela aboutisse auprès de la CAVEM.

Par contre qu’en est-il de la volonté municipale ?  Concernant l’agriculture, il ne semble pas y avoir une quelconque initiative de développement ou de promotion hormis de mettre à disposition 2 points de vente : la Maison du Terroir et l’Office de Tourisme.

et concernant le bannissement des pesticides :

Voici la réponse de M. sébastien Perrin, responsable agriculture CAVEM : « Bien entendu qu’ il y aura des agriculteurs bio au sein de la plate-forme, déjà 15 % des agriculteurs qui sont intéressés par le projet cultive en agriculture biologique, d autre sont en reconversion vers le biologique, et bien d’autres vont nous rejoindre car comme tu l’as dit c est une attente forte de certains »


CE QUE NOUS PROPOSONS pour la relance de l’agriculture roquebrunoise

  • Agir en concertation avec la chambre d’agriculture et le syndicat de jeunes agriculteurs pour faire de la formation d’une agriculture sans pesticides.
  • Que la commune soutienne et crée de toute pièce des fermes avec l’aide du bureau jeunesse (sans doute plus formateur et enrichissant que d’entretenir un bike park) qui peut ainsi participer activement à ces projets et libère du foncier en conséquence : bergerie avec des fromages de chèvres, poulailler, plantation d’arbres fruitiers, d’olivier, de légumes BIO, ….avec des logements d’habitation pour jeunes agriculteurs…
  • Développer les systèmes de livraisons à domicile avec des emballages et des conditionnements adaptés,
  • Faire des campagnes locales de promotion de l’agriculture locale pour relocaliser l’alimentation des Roquebrunois. Développer un site Internet de commande.
  • Développer la pèche locale (il existe un poissonnier avec des produits locaux qui vient ponctuellement toutes les semaines à la grande Bastide et sur les marchés également, le samedi à la Bouverie), l’aquaculture et le BIO,
  • Mettre en place des casiers libre-service qui proposent des assortiments de  fruits et légumes 7j/7 et 24h/24, paiement par carte bancaire,
  • Que les grandes surfaces qui sont présentes sur la commune organisent un rayon 100% local,
  • Demander aux restaurateurs de « jouer le jeu » du local, ce que certains font déjà en dehors du restaurant « La Place »,
  • Faire une vraie cuisine centrale locale pour les collectivités. De toute façon la loi les obligera à terme,
  • Coté élevage, un éleveur de volaille pour la viande et les œufs et du pastoralisme sont encore à développer,
  • Favoriser « l’éducation à la terre« , encourager les actions des écoles pour un potager scolaire,
  • Organiser des journées portes ouvertes dans les productions avec des animations : visites des ruches, miellerie, tirage du miel, randonnées avec des ânes, … pour mieux faire connaitre les paysans …et le lait d’ânesse pour les savons,
  • Organiser des actions citoyennes de plantations d’arbres fruitiers, une châtaigneraie, une oliveraie…sur les terrains communaux.
  • Passer à plus de Bio et développer les terrains citoyens, avec de la permaculture (technique agricole qui respecte totalement l’environnement)

COMMENTAIRES :

Stephan P. On a essayé de s’installer pendant deux ans (ma femme est agricultrice) c’est pire qu’une mafia… impossible de s’installer paysan dans le coin sans donner une belle enveloppe … pourtant des terres agricoles il y en a encore beaucoup de non exploités

Françoise GM Quelle tristesse ces terres abandonnées, mais certaines sont inondables difficile d’investir . Il y a quelques années pour pas dire décennies F Léotard voulait faire une autoroute en direction de St Tropez celle ci devait traverser la plaine de Roquebrune ce fut un tollé et c’est là que j’ai appris que l’épaisseur limon était d’une hauteur impressionnante et qui ne fallait pas saccager cette richesse


Interview de Sébastien Perrin (agriculteur influent auprès de la CAVEM)

« Il y a une énorme demande d’agriculteurs, des enfants d’exploitants, pour s’installer et il reste près de 2000 hectares disponibles dans la plaine de l’Argens : aviculteurs, apiculteurs, maraîchers, céréaliers, fourragers, arboriculteurs…, argumente Sébastien Perrin. L’objectif est de créer des zones agricoles protégées et les outils qui vont bien pour répondre à la demande et aux besoins des cultivateurs. Car Fréjus et Roquebrune sont soumis à la loi littorale interdisant de construire en discontinuité d’urbanisation donc en zone agricole. Depuis 2011, aucun nouvel agriculteur n’a pu s’installer ».

Pas d’exploitation possible sans bâtiment, sans protection pour le matériel, réfrigérateurs pour stocker les marchandises, ranger les produits phytosanitaires… sans compter un logement d’habitation.

La Cavem a ainsi inscrit dans son schéma de cohérence territoriale, fin 2017, la création de hameaux agricoles « HNIE » (Hameau Nouveau intégré à l’environnement).

La Cavem est en train d’acquérir 27 hectares à Roquebrune (780 000 euros), site des Amandiers, en face du golf (notre photo ci-dessous), huit hectares au lieu-dit Saint-Martin, huit autres à Puget, aire belle, et près de sept à Saint-Pons.
La Cavem achète 27 hectares en face du golf de Roquebrune, aux Amandiers, pour 780000 euros.
La Cavem achète 27 hectares en face du golf de Roquebrune, aux Amandiers, pour 780000 euros.

« La Cavem compte viabiliser ces quatre sites et faire un appel à candidature, explique Sébastien Perrin. Les parcelles seront louées avec un bail moderne, afin de maîtriser la vocation des biens et pérenniser la culture. La communauté d’agglomération gardera la propriété mais les locataires qui feront des constructions pourront les revendre… mais seulement à d’autres exploitants ».

UNE LÉGUMERIE POUR FOURNIR LES CANTINES…

La plateforme pourrait achalander les cantines scolaires
Les projets de Sébastien Perrin ne s’arrêtent pas là. Il voudrait que les agriculteurs du territoire fournissent les cantines collectives en produits du terroir. « Une légumerie doit être installée dans la plateforme. Un espace où les légumes et fruits seront épluchés et coupés pour être directement consommés en restauration hors domicile: les cantines scolaires, établissements de santé, d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, et même brasseries. Le but étant de manger frais et local, il faut s’adapter à transformer. On pourrait envisager un partenariat avec l’établissent du Bercail pour se doter de personnel. À nous de stabiliser les aliments et d’en confectionner suffisamment. La loi voudrait qu’on passe de 20 à 50 % de produits locaux en cantine« .

Un atelier de transformation pourrait même créer les soupes, ratatouilles ou purées lors d’une surproduction de certains légumes et les stabiliser en bouteilles pour les vendre en direct à la plateforme.

…et un label

Sébastien Perrin cherche à faire obtenir une certification aux agriculteurs et restaurateurs qui s’allieraient au projet, un label qualité, charte « localissime » réalisée en partenariat avec la jeune chambre économique.

Enfin, une date à ne pas oublier: celle du 23 juin, à Roquebrune. Une journée food market et food truck pour des menus aux ingrédients locaux. Bon appétit!

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A la Motte (suite)

http://colibris83dracenie.over-blog.com/2018/02/le-jardin-des-peup-lies-de-la-motte-deviendra-une-reference-pour-le-var.html

Nous aurions pu choisir cet autre titre : « Montrer l’exemple et le reste suivra », cette parole prononcée en fin de réunion par Valérie Marcy, maire de La Motte, est très proche du « Chacun fait sa part » des Colibris.

C’est cette « façon de faire de la politique, au sens local, de gérer la ville » qui enchante Valérie Marcy. Cela a commencé par un projet porté par Elodie et Julien, deux jeunes Mottois, projet accueilli avec enthousiasme en mairie, suivi par le don d’un ancien du village d’une belle parcelle de terre agricole, applaudi par l’ensemble des élus et accompagné par une équipe dynamique de Mottois de 20 à 77 ans.

Le projet d’Elodie et Julien est  collectif et local ;  ce jardin coopératif, lieu innovant avec des pratiques écologiques durables, sera cultivé par les Mottois qui le souhaitent et les récoltes de fruits et légumes seraient partagées  proportionnellement à l’implication de chacun.
La parcelle de terre agricole en friche méritait quelques travaux et donc outils, grâce à la mairie, aux dons de particuliers et d’entreprises notamment le magasin Botanic,  la belle équipe de bénévoles du « Jardin des peup’liés » s’est mise au travail. Dès le mois prochain, semis et plantations pourront commencer.

Cette belle aventure se passe dans un jardin qui longe la Nartuby.
Il est prévu que cet espace soit divisé en plusieurs zones.
La principale sera maraîchère ; elle ne sera ni rectangulaire, ni carrée mais « mandala » ! Quèsaco mandala ? Un jardin Mandala est un jardin rond qui suit les principes de la permaculture. Il est surélevé et construit sur un sol travaillé en différentes couches successives, bois mort, feuillage, verdure, compost, terre végétale … appelées « lasagnes ». Un bon paillage pour économiser l’eau et un apport organique en fin de saison lui suffisent mais, ni bêche ni autre outil, les mains, seules.
Les autres zones sont destinées à la pédagogie, à être arborée, aux ruches, au compost et autres dépôts,  mais aussi aux fruitiers et à un lieu qu’il serait beau d’appeler « amphithéâtre » vu qu’il servirait de lieu de rencontres et blottirait un « four à pain », magnifique initiative.
Impossible de passer sous silence cette délicate et tendre intention de donner, à chacun des 25 arbres plantés dans le jardin, le prénom d’un ou d’une des 25 pitchouns venus, l’an dernier, enchanter 25 foyers de La Motte.
Oui, 25 enfants, qui dans quelques années, viendront dans ce jardin avec leur professeur des écoles, avec le centre aéré … écouter Elodie leur expliquer la croissance des légumes, pourquoi ces fleurs bleues près des tomates et des salades, découvrir des espèces anciennes …

Bravo Elodie et Julien. Bravo Madame le Maire de La Motte. Bravo à toute l’équipe du « Jardin des Peup’liés », présente ce soir. Vous avez entrepris un ouvrage qui restera et qui essaimera dans les villages voisins.

Nul doute, une telle initiative locale ajoutée à la Zone Agricole Protégée (ZAP) mise en place ces mois-ci, fera de la commune de La Motte un « Village En Transition ».

Plus de renseignements : 06 48 65 15 81 —  fb : Association Sème ta graine


Ma commune s’engage pour la transition!

 

http://www.transitioncitoyenne.org/le-pacte-pour-la-transition/

Le pacte pour la transition : c’est quoi ?

L’idée est de faire s’engager les élus de vos territoires en leur proposant d’adopter au moins cinq mesures simples et concrètes mais aussi de favoriser la création d’un espace partagé entre élus et citoyens pour discuter, élaborer et concrétiser les alternatives pour une transition écologique et sociale.

Ce pacte est destiné en premier aux communes (ou à leurs regroupements) car les mesures proposées correspondent à leurs compétences mais il est possible d’imaginer une adaptation pour d’autres collectivités locales.

Toutes les mesures peuvent être mises en œuvre en moins d’un an et sont facilement évaluables (sans être un « expert »).

Pour chaque mesure, nous avons travaillé sur une fiche de synthèse expliquant comment la mettre en œuvre rapidement et comment aller plus loin, mettant en avant des exemples de communes l’ayant fait et surtout renvoyant vers des structures ou des personnes ressources à contacter.

Toutes les ressources pour porter localement le pacte pour la transition

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Télécharger ici le pacte pour la transition

Télécharger les questions fréquentes (et réponses) à propos du pacte pour la transition

Télécharger des fiches d’accompagnement pour la mise en œuvre de chaque mesure (voir ci-dessous « Première étape: expliquer le pacte »)

Notre objectif : au moins 50 communes signataires d’ici

Le pacte pour la transition est un projet porté par Alternatiba et le Collectif pour une transition citoyenne et soutenu par la Coalition Climat 21.

Notre objectif intermédiaire est d’avoir obtenu au moins 50 signatures d’ici le 26septembre 2015, date d’arrivée du Tour Alternatiba à Paris et de la deuxième journée de la transition. Au delà de cette date, nous souhaitons élargir le nombre de signataires et surtout soutenir et approfondir les dynamiques de transition engagées par les premiers signataires.

Comment faire signer le pacte ?

La signature du pacte pour la transition repose sur un contrat de confiance à établir entre les élus locaux et les citoyens.

Nous avons pensé ce pacte pour qu’il soit applicable à toutes les communes : les plus grandes comme les plus petites, les communes rurales ou urbaines, les plus engagées comme celles qui entament une réflexion.

Voici quelques conseils pour vous aider :

Première étape : Expliquer le pacte

Prendre contact avec vos élus pour vous présenter et leur présenter le pacte. N’attendez pas la dernière minute, l’agenda des maires étant chargé, anticipez votre rendez-vous. Choisissez les représentants clés de vos organisations. Lors de ce rendez-vous, il est important de rassurer et d’insister sur l’aspect simple, concret et réaliste en donnant des exemples de communes l’ayant fait.

Pour vous aider, nous avons rédigé une fiche d’accompagnement pour chaque mesure:

1 Favoriser les modes de déplacement actifs (marche, vélo) en développant les espaces piétonniers et en créant au moins une zone de rencontre (vitesse limitée à 20km/h). fiche mesure 1
2 Alimenter au moins un bâtiment public ou l’éclairage public par un fournisseur d’électricité 100 % renouvelable et coopératif. fiche mesure 2
3 Mettre à disposition au moins une toiture d’un bâtiment public (gymnase, salle polyvalente, mairie, etc), bien orientée, pour mettre en œuvre une installation solaire photovoltaïque financée et maîtrisée localement par les habitants. fiche mesure 3

4

Introduire au moins un repas végétarien par semaine, et progressivement et de façon régulière des produits locaux issus de l’agriculture biologique et/ou du commerce équitable, dans les menus de restauration collective.

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5

Réaliser un état des lieux des terres disponibles ou à acquérir en vue d’y développer un projet d’agriculture biologique et citoyenne.

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6

Proposer des solutions de tri à la source des bio-déchets pour les ménages et les restaurants (collecte séparée, lombricomposteurs, composteurs etc.) et un traitement en circuit-court.

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7

Prendre un arrêté municipal interdisant la distribution de sacs de caisse (compostables ou non) pour l’ensemble des commerces sur le territoire.

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8

Mettre à disposition un local ou un espace pour une association, une coopérative ou une entreprise d’insertion qui souhaite développer une activité de réparation, de réutilisation ou de deuxième vie des biens matériels.

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9

Mettre à disposition une parcelle ou un bâtiment à rénover pour un projet d’habitat collectif et écologique porté par des citoyens.

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10

Utiliser une source de financement éthique et transparente issue de l’épargne citoyenne pour financer au moins un projet d’investissement de la commune (ou du regroupement de communes).

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11

Adhérer à une monnaie locale portée par les citoyens ou organiser une présentation publique pour en comprendre les bénéfices. fiche mesure 11

12

Adopter une délibération pour placer symboliquement la commune (ou le regroupement de communes) en « zone hors TAFTA ».

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13

Distribuer le livret « Alternativez-vous » à l’ensemble des agents et élus et organiser au moins une journée de formation sur la transition.

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14

Organiser au moins deux ateliers de sensibilisation à la consommation responsable et aux économies d’énergie dans le cadre des temps d’activité périscolaires.

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15

Soutenir l’émergence et la structuration d’acteurs locaux de l’économie sociale et solidaire en intégrant des critères environnementaux et sociaux dans au moins un marché public.

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Vous pouvez ensuite discuter ensemble de la meilleure manière d’impliquer les citoyens pour identifier ensemble les 5 mesures à adopter. Si votre commune a déjà mis en œuvre certains mesures, l’idée est bien sûr de s’engager sur de nouvelles… mais pensez à valoriser ce qui a déjà été fait !

Deuxième étape : Mobiliser !

Pour que vos élus s’impliquent, il faut qu’il sentent que les citoyens se mobilisent. Pour cela, voici quelques idées :

  • Faites participer au maximum les habitants de la localité, via un sondage (dans la rue, sur un marché ou même sur les réseaux sociaux !) en les interrogeant sur les alternatives qu’ils souhaiteraient voir mises en œuvre dans la commune.
  • Organiser un ou plusieurs événements festifs et ouverts pour faire connaître votre projet

  • Profitez du passage du Tour Alternatiba ou de l’organisation de la Journée de la Transition pour demander à vos élus de s’engager ou mieux pour signer symboliquement le pacte devant la presse

  • Publiez des articles dans la presse locale, sur les réseaux sociaux et les réseaux des militants.

  • Faites jouer l’émulation : si un maire d’une commune proche de la vôtre s’engage, faites le savoir à votre maire !

Troisième étape : Choisir ensemble les mesures à mettre en œuvre

Si votre maire ne sait pas quelles mesures choisir ou que vous pensez qu’il est essentiel d’en discuter avec les citoyens avant signature, jouez la carte de la démocratie en proposant d’organiser un forum ouvert avec les habitants sur le thème “Quels premiers pas choisissons-nous pour engager la transition de notre territoire?”.

Dans ce cas, il est important de bien préparer ce forum en préparant des arguments et des études menées à un niveau local ou national pour appuyer vos propos et montrer la pertinence de l’alternative.

Identifiez les problèmes sur lesquels les organisations se mobilisent déjà et l’alternative concrète qui lui correspond.

Quatrième étape : Suivre les engagements et aller plus loin

La création d’un comité de suivi mixte (élus/citoyens) est l’occasion de montrer que les élus ne seront pas seuls et que les citoyens s’impliqueront également dans la réflexion sur la mise en œuvre (et les difficultés qui viendront).

Si vous avez organisé un forum ouvert pour décider ensemble des mesures à adopter, prévoyez un temps en fin de réunion pour préciser le calendrier et prévoir un bilan 1 an plus tard.

Dans tous les cas, prévoyez au minimum un communiqué de presse pour faire connaître l’engagement de votre maire : plus ces engagements seront connus, plus l’élu devra rendre des comptes.

Il est également possible de proposer à votre maire d’adopter une délibération sur la transition en Conseil Municipal pour ancrer encore davantage son engagement.

 


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EXOVAR toujours en activité

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https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/dordogne-l-amendement-de-brigitte-allain-sur-le-manger-local-definitivement-adoptee-1479984945


Notons cette initiative locale qui consiste à louer des parcelles pour les cultiver :

et nationale, grand prix de l’innovation 2016 « La ruche qui dit oui » plutôt destinée aux citadins, et pour l’instant pas de ruche à proximité, seule disponible aux Arcs https://laruchequiditoui.fr/fr/assemblies/4477


Interdiction des pesticides dans les lieux publics :

http://dailygeekshow.com/pesticides-interdiction-jardins-publics/

 

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