Dossier 3 : Quelles énergies ?

MUNICIPALES 2020.


DOSSIER 3 : Quelles énergies ?

PROGRAMME « S. Au. V. » POUR UNE TRANSITION CITOYENNE en 2020.

S pour simplicité (vie simple mais riche de créativité), Au pour Autosuffisance, V pour vulnérabilité


NOS PROPOSITIONS POUR L’ENERGIE

  • Faire un agenda COP 21 avec un bilan énergétique de la commune. Elaborer un plan d’Action de Descente Energétique.
  • Faire venir des opérateurs énergétiques: éoliens, solaires…pour dresser une cartographie du potentiel énergétique de la commune
  • Obligation de panneaux solaires pour les bâtiments municipaux et isolation des écoles et autres bâtiments publics
  • Recharge de la flotte des véhicules municipaux et de la CAVEM électriques par du solaire.
  • Favoriser les éco-quartiers : zéro carbone, zéro déchet. Faire une expérience d’éco-hameaux.
  • La végétalisation des façades permet une climatisation naturelle qu’il faudrait étudier.
  • Favoriser l’installation d’énergie renouvelable chez le particulier par un guichet unique municipal « énergie »
  • Faire une maison citoyenne de l’énergie : isolation, économie, production (Pompes à chaleur ou à la géothermie dans les nouvelles constructions).
  • Bilan énergétique de chaque maison de plus de 20 ans avec des propositions et aides pour l’isolement thermique.
  • Economie d’énergie : Concernant la gestion de l’éclairage public et les transports, voir nos dossiers spécifiques et nos propositions.
  • Idéalement c’est un mix énergétique qui permet de suppléer une technique par une autre lorsque celle-ci ne produit plus : production des panneaux solaires puis remplacée par de la production éolienne ou/et hydro-électrique ou/et biomasse en soirée couplé à un système de stockage par batteries (Schneider Electric, Carros, 06 est énergétiquement indépendante grâce à ce système de production et de stockage)

 Roquebrune pourrait se passer du nucléaire grâce au solaire.

Nous avons visité les 2 sites de parcs photovoltaïques dont une en construction, prés de Figanières (30 Km de Roco). Ils fourniront à terme de l’électricité pour plus de 10.000 Hab.

Qu’en est-il de l’impact visuel, du déboisement et de ses conséquences sur la biodiversité ?34962960_818237028361937_7792704690956795904_n

Les sites sont totalement invisibles des collines alentours et les essences sont essentiellement des pins hautement inflammables. Les chênes ont été préservés. Quant à l’entretien par débroussaillement il est effectué naturellement par des troupeaux d’animaux. De ce fait il n’y a eu aucune opposition de la population et la mairie reçoit des indemnités.

Le site de la lieutenante est un lieu qui correspond parfaitement à l’implantation de telles structures. Nous avons repéré 30 Ha totalement invisibles et occupés en grande partie par des pins (pins d’Alep et maritimes immatures). Aucune espèce protégée n’y est recensée et seuls quelques motards dégradent ce site en toute impunité par des pistes de moto cross sauvages. Pourquoi avoir abandonné le projet initial ?

Rappel : en 2020 la France devra avoir doublée sa part des énergies renouvelables sous peine de lourdes sanctions et on est très loin du compte.

Roquebrune doit prendre sa part.

Témoignage recueilli sur Fb le 14 Décembre 2017 (Paroles de CAVEM) :

« Les enfants remercient les maires de la CAVEM d’avoir planifié la destruction de forêts pour toujours plus de produits phytosanitaires sur les nouveaux domaines agricoles du SCOT (viticoles) et dans le même temps d’avoir annulé le projet de ferme photovoltaïque à la Lieutenante.

Ces gens là poussent le vice jusqu’à organiser une soirée « développement durable » et d’annoncer fièrement une production locale de gaz ! 

Bon j’espère que les enfants vont pouvoir aller courir à la base nature car il y a 1 semaine, le pic de pollution les a empêchés de le faire. LE SENS DES PRIORITES. »


LE RATIONNEL

Avec le phénomène de réchauffement climatique et les prix de l’énergie qui ne vont pas cesser d’augmenter dans les années à venir, « économie, autosuffisance, autonomie énergétique, productions dé carbonées, renouvelables » sont des termes qui commencent à faire leur chemin dans l’esprit des citoyens et des responsables politiques nationaux et locaux. Ceci devient même un impératif environnemental et écologique urgent.

Notre territoire est presque totalement dépendant des productions énergétiques nucléaires et carbonées (pétrole, gaz, charbon). Le VAR EST, accuse un retard considérable en matière de développement durable énergétique. L’intercommunalité CAVEM a en partie la charge de développer des initiatives en ce sens. L’usine du Reyran est un exemple de réalisation de production énergétique locale mais bien trop confidentielle eu égard au potentiel du territoire. Logo_cavem_2014_RVB-01

Inutile de souligner que cette thématique est totalement ignorée dans notre politique municipale roquebrunoise : aucun bilan énergétique, aucun agenda COP 21, éclairage public mal géré, aucun véhicule communal biogaz , hybrid ou électrique, des installations publiques mal isolées, aucun projet d’installations collectives d’énergies renouvelables…

Avec des besoins accrus en climatisation et l’accroissement continu de la population, le bilan carbone a peu de chance d’être positif. Pourtant nous possédons des gisements pour le développement des énergies renouvelables : ensoleillé 300 jours par an, forestier, agricole, des cours d’eau, et souvent venteux…Ainsi, les opportunités sont là ! Bien évidement avec des contraintes financières et parfois paysagères qu’il convient d’étudier avec les spécialistes et les citoyens.

Même pour une commune surendettée comme la notre, nous pouvons effectuer des investissements d’avenir (dit « structurants ») pour les prochaines générations.

Passons en revue toutes les opportunités (parfois radicales, voire utopiques…).


DES INSTALLATIONS COLLECTIVES

« LES MOULINS MODERNES : LES EOLIENNES »

« Nous avons bien des croix sur le rocher, alors pourquoi pas des éoliennes ? » dit ce roquebrunois d’un air ironique. « Nous avions bien des moulins au temps anciens  » voir les ruines dans le quartier du même nom au village

Il est vrai que le problème principal de ces éoliennes vient de l’intégration paysagère souvent ostensible car situées sur des crêtes et par le bruit engendré par le tournoiement des pales (sans compter le problème des oiseaux migrateurs qui se font broyer).17498514_10155080461632645_4822826060222103768_n

Il en existe des tailles (et donc des puissances) différentes. Certains particuliers ont installé des éoliennes dans leur jardin et celle située en bordure du Reyran tourne souvent à plein régime, preuve qu’il est possible d’utiliser cet outil avec un rapport cout/bénéfice très favorable.

Les conditions de vent seraient plutôt favorables sur certains endroits de la commune qui reçoivent notamment des brises marines ou du mistral mais certaines parties du massif des Maures sont classées et du coté du Blavet, les sites potentiels devraient être paratgés avec Bagnols au Nord et le Muy à l’Est qui partagent ce massif.

Une étude avec des opérateurs spécialisés qui possèdent les registres précis des conditions des vents permettrait au moins d’étudier objectivement la rentabilité et les sites d’installations potentiels.

Des éoliennes en mer ? Certaines ont été installées en Mer du Nord et avec succès. Nos fonds qui plongent rapidement compliquent leur installation en mer Méditerranée.

DES PANNEAUX SOLAIRES SUR LES TOITS, UNE CENTRALE-FERME SOLAIRE et PHOTOVOLTAIQUE ?

M Tristan Kamin (citoyen de Roquebrune et spécialiste en énergie)  : « Une centrale solaire serait un coût conséquent en argent public. La rentabilité est incertaine car les subventions nationales au rachat de l’électricité solaire sont en baisse très rapide (-17% en moyenne entre 2015 et 2016), donc que le plan d’amortissement soit calculé sur 10 ou sur 20 ans, la chute des subventions le rendra mécaniquement bancal. » Le bilan carbone de la fabrication des panneaux est assez mauvais »

Notre avis : nous ne sommes pas tout à fait d’accord avec cette assertion (voir un article intéressant plus bas). En effet, les tarifs français de l’électricité vont probablement grimper dans les années à venir et ceci devrait rendre les énergies renouvelables auto consommées beaucoup plus rentables (une nouvelle loi permet l’auto-consommation, donc plus de problème de rachat par EDF). De plus si nous n’investissons pas dans cette technologie les progrès ne pourront se faire.

Les toits des bâtiments publiques sont des endroits morts d’un point de vue écologique. Les vues aériennes de notre commune fournies par Google Earth attestent d’une grande surface de toits qu’il serait peut être bon d’exploiter. Par exemple, la nouvelle école des Issambres présentent plus de 1000 mètres carrés idéalement orientés. La crèche de la Bouverie possède 3 ou 4 panneaux vraisemblablement thermique, mais aucune information quand à leur fonctionnement.21457382_1770808759597062_5035526045239194634_oIMG_9507

Ces surfaces peuvent être loués à des opérateurs qui se chargent de l’exploitation des installations. Ces dernières reviennent ensuite à la municipalité au cours d’un certains nombre d’années d’exploitation, à négocier.

Dans les Hautes-Alpes, de vastes fermes solaires ont été implantées à l’écart de la vue et parfois sur des friches militaires ou autres abandonnés. Notre commune bien qu’étendue ne possède pas une surface avec cette caractéristique (non inondable) ou alors il faudrait sacrifier une partie de nos forêts, ce qui va à l’inverse de l’effet recherché : ‘les arbres captent le CO2″

Le projet de ferme photovoltaïque à la lieutenante a été abandonné, pourquoi ? Ensemble Roquebrune souhaite le faire dans la zone des colombelles.

5 fermes photovoltaïques (centrale solaire) dans le VAR  dont une :

Le parc de la Verdière affiche une puissance de 6,3 mégawatts et 21 300 panneaux pour un investissement de 11,5 millions d’euros. Elle produit chaque année l’équivalent de la consommation de 6 600 habitants :

https://www.usinenouvelle.com/article/solaire-direct-inaugure-un-parc-solaire-a-la-verdiere.N198161

https://www.solairedirect.com/fr/

« En journée, vous pourriez utiliser l’énergie solaire pour les climatiseurs, stocker de l’eau chaude, utiliser l’électroménager, et recharger des véhicules ou objets électriques par exemple et la nuit on peut s’éclairer la preuve cette vidéo » :

https://actu.orange.fr/monde/videos/burkina-faso-une-idee-lumineuse-VID0000002y9Jd.html

LA BIO MASSE

Ce qui serait intéressant serait un chiffrage des quantités de déchets ménagers et surtout de déchets verts produits par la commune afin d’évaluer l’intérêt (ou non) d’une centrale de production d’électricité et de chaleur par leur combustion. Il en existe une à Brignoles.

Notre capital forestier est immense et une exploitation raisonnée est possible tant au niveau de l’énergie que de la construction (charpente, maison en bois..).

Faire bruler du bois ou des végétaux dégagent néanmoins des particules fines mais avec cette technique il n’y a pas d’extraction souterraine de carbone et donc d’augmentation de CO2 terrestre global. Le CO2 produit est celui qui a été capté par l’arbre ou la plante et qui est remis en circulation. Une sorte de circuit fermé avec un bilan CO2 neutre: le Co2 dégagé = le CO2 capté par les arbres et les plantes.

Un exemple tout proche :

http://www.nicematin.com/environnement/cette-commune-des-alpes-maritimes-chauffe-des-batiments-publics-aux-noyaux-dolive-et-en-vend-aux-particuliers-15896

DES CENTRALES HYDRO-ELECTRIQUES, DES RESERVOIRS

Les anciens ont toujours utilisé l’eau pour faire tourner leur meule. Le moulin du chemin des Iscles date de Philippe Auguste (dit-on, peut être abusivement) et a fonctionné jusqu’à la deuxième guerre.

L’hydro-électrique est une grande force énergétique Française ‘bas carbone ». La tragédie de Malpasset a sans doute freiné le développement de cette production au sein de notre territoire (Saint Cassien a été construit après et est un barrage masse et non voute).

Néanmoins, on peut réfléchir à la construction de centrales hydroélectriques « au fil de l’eau » sur l’Argens. Nous disposons en outre de lacs, notamment l’Aréna, qui pourrait servir de réservoir tampon à une telle centrale.

Néanmoins pour produire efficacement il faut un grand dénivelé et celui de la plaine de l’Argens est faible. Le Blavet serait théoriquement éligible mais un réservoir (voire plusieurs petits) serait vite à sec vu le débit qui est parfois nul au cours des longues semaine d’été voire d’automne comme cette année.DSC00781

Les « écreteurs » de crues et autres barrages qui vont être mise en place sur l’Argens pour limiter les conséquences des inondations vont constituer des retenues d’eau qui pourrait profiter  de ces installations. En outre, l’entretien du cours d’eau qui s’impose avec une telle centrale pourrait aider à nous éviter que se reproduisent les événements de Juin 201o.

L’hydroélectricité représente 52% de la production d’électricité renouvelable mondiale, 78% si l’on en sort le nucléaire, c’est vraiment une énergie d’avenir. Néanmoins les périodes de sécheresse risquent d’entrainer une production insuffisante à terme de ce type d’énergie.

Voici des mini turbines :https://www.facebook.com/TrustMyScience/videos/956065944550419/?hc_ref=ARTN8iO46aZvuVeCiuCWehCB0uKvV1WDyk1h82S6Iqhmrt7BHZJf3P0vgTbrm3kYksU&fref=nf

LE BIOGAZ / BIOCARBURANT. METHANISATION

Font partie des technologies les plus approuvées pour se substituer en partie au pétrole dans les transports.

Concernant les déchets verts (ceux-ci peuvent être les résidus des actions de débroussaillage, ou les résidus de l’agriculture, ce qui, au vu de la superficie de vignes sur la commune, peut représenter un volume significatif), procéder à une méthanisation de ceux-ci afin de produire du biogaz pour propulser nos bus par exemple.

L’usine du Reyran est un exemple de réalisation de production de biogaz à partir des boues des usines d’assainissement. Au niveau de la décharge des lauriers à Bagnols, fermée depuis 2011 mais qui va rouvrir vraisemblablement en 2018, du biogaz est récupéré mais brulé en torchère, c’est dommage.

LA GEOTHERMIE

A notre connaissance il n’existe pas de source d’eau chaude sur la commune mais des travaux de prospection n’ont jamais été entrepris pour en rechercher.

DES BATTERIES DE STOCKAGE

C’est le complément indispensable des énergies renouvelables qui sont par nature intermittentes et qui souvent ne produisent pas lors des pics de consommation de la soirée. Dans la ville de Carros (06), de nouvelles batteries sont en cours d’utilisation et permettent à cette petite ville d’être énergétiquement auto-suffisante par stockage.

« NE PAS UTILISER DE L’ENERGIE INUTILEMENT « , CHANGER NOS MODES DE TRANSPORT ET DE CONSOMMATION.

La meilleure des énergies, la plus propre et la plus économique, est celle qu’on ne consomme pas.

La CAVEM met à disposition la cartographie thermique des bâtiments mal isolés : les gymnases, les écoles, et salles de réunion ont des bilans qu’ils convient d’améliorer

N’oublions pas les autres formes d’économie d’énergie liées au déplacement que ce sont le covoiturage (aires de covoiturage), les transports collectifs et les pistes cyclables qui mériteraient d’être beaucoup plus développées.

La gestion des déchets est une source d’économie énergétique considérable (voir notre dossier spécifique).

La consommation d’aliments, plus responsables au niveau animal, social et environnemental (moins de viandes notamment).


La transition écologique, c’est bon pour l’emploi :

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/c-est-mon-boulot/la-transition-ecologique-c-est-bon-pour-l-emploi_3032577.html?fbclid=IwAR2WBrNgKhuAp4s97UKDVmKHhrkt9w3t0xtKyrhzsRyukypK1mJIjUY_pts#xtor=CS2-765-%5Bfacebook%5D-


SOIREE PLANETE CAVEM. Décembre 2017

 » Le président de la Cavem nous détaillait la politique de la Cavem en faveur de l’environnement : usine de retraitement des boues d’épuration pour produire du biogaz, 10 parcs d’activité avec des normes de développement durable, rien ou presque sur le solaire alors que nous sommes une région où cette source d’énergie est inépuisable . Il a admis que nous étions très en retard sur ce sujet , seuls les permis de construire dans le neuf prévoient l’installation de panneaux solaires , pour l’ancien rénové , il n’y a rien de prévu pour l’instant . Des solutions existent pourtant, la preuve avec la mairie de Marmagne dans le Cher (voir plus bas) .Il serait bon que les mairies prévoient dans leur PLU de tels investissements , utiles pour tous . »


DES INSTALLATIONS POUR PARTICULIERS

ISOLEMENT DES HABITATS : La cartographie thermique des habitats mal isolés permet d’envisager les travaux d’isolation. La CAVEM est en charge de la rénovation énergétique des habitats de particuliers : aides financières notamment. Ceci permet en outre le travail des artisans locaux.

LES PANNEAUX SOLAIRES

Il faut savoir que concernant les énergies solaires (photovoltaïque et thermique), il existe à présent une possibilité d’auto-consommation. La production n’est pas nécessairement versé dans le réseau électrique général.

En effet, en matière de photovoltaïque, il existe plusieurs cas d’installations :
l’intégration en toiture avec revente à EDF : on détuile, on pose les panneaux et on retuile autour, les panneaux
IMG_1482 (4)devant être dans la même pente que les tuiles en place, intégrés en toiture.
Les kilowattheures fabriqués sont revendus à EDF au tarif de 0.224€/kWh. Il existe toutefois une limite de puissance acceptée, et une limite d’heures achetées.
La limite d’heures étant 1500, le générateur photovoltaïque étant limité à 9kwc.
Exemple : une installation fait 3 kwc (20m² environ) = 3 x 1500 x 0.224 = 1008€ de revenu EDF la première année. Si 9kwc : 9 x 1500 x 0.224 = 3024€.
AVANTAGE : revenu régulier défiscalisé pendant 20 ans et garanti.
INCONVENIENT : contrainte de l’intégration toiture qui fait monter les panneaux en température et l’excédent de la production est « donnée » à EDF.
– l’autoconsommation : beaucoup moins de contraintes techniques. Les panneaux peuvent être superposés à la toiture, ou être installé en carport ou même au sol.
Ils ne souffrent pas de surcroît de l’intégration qui auraient pu les faire monter en température, et sont donc dans des conditions optimales d’utilisation.
Toute l’énergie produite est ainsi utilisée pour la consommation de la maison, faisant réduire d’autant la facture d’électricité. Il faut alors adapté l’installation à la consommation selon la répartition de celle-ci chaque mois, mais aussi de la production d’électricité différente chaque mois selon l’ensoleillement. Cela demande donc une étude, faite en Bureau d’Etude.
L’optimisation permet de faire une économie sur 50% au moins de la consommatioIMG_9507n en heures pleines, et des postes auparavant en heures creuses que l’on re-passe en heures pleines ; exemple le ballon d’eau chaude.
Cela peut permettre de réaliser jusqu’à 80% d’économie au total.
Mais pas d’indépendance pour autant, car il faut continuer d’acheter certaines heures creuses à EDF. Le fait de produire plus pour stocker sur des batteries par exemple n’étant pour l’instant pas assez rentable.
– dernier cas : même dispositif que le précédent mais avec une opportunité légale qui nous est donnée depuis le 9 mai 2017.  Installer de l’autoconsommation avec vente du surplus, en surdimensionnant la machine par rapport au besoin réelle en heures pleines, de façon à se faire racheter l’excédent produit au tarif de 0.10€/kWh. Cela revient à annuler la facture EDF.
Exemple : si je consomme 6000 kwh en HP et 3000 en HC, j’installais un générateur dans le cas précédent qui produisait une capacité inférieure ou égale à 6000kwh, car l’excédent était perdu. Depuis cette loi, il est intéressant de produire 9000 kwh car l’excédent est acheté environ au même tarif que l’EdF nous le facture aujourd’hui en HC. La facture est donc réduite à 0€ ! De plus, une prime d’investissement est versée par l’Etat aux personnes qui installent de l’autoconsommation. Exemple : 1170€ pour 3kWc.
Les 2 derniers cas sont très facilement rentables. On peut optimiser aussi avec un ballon thermo dynamique.
Par contre, il n’y a plus de crédit d’impôt…
Pour estimer la puissance dune installation en kWc, il convient d’aller vérifier la production lumineuse sur le secteur :
Le photovoltaïque est rentabilisé très rapidement en autoconsommation.
Il peut se financer de deux façons :
– soit au comptant
– soit en amortissant l’installation à la hauteur de l’économie mensuelle d’électricité générée (pour ne pas avoir de charges supplémentaires dans le budget)
Passer par une partie de solaire thermique pour produire de l’eau chaude pourrait compléter le dispositif, avec un rendement énergétique (et écologique…) bien meilleur
LES Pompes à CHALEUR … plus économes que les chauffages radiants ou les ‘grille pains ».

Les entreprises d’énergies renouvelables sur la commune :

  • Capital énergie (à qui nous avons demandé de nous fournir l’information sur les dispositifs solaires, décrite plus haut)
  • Sun élec
    Toutes les deux à la ZA des châtaigniers (4 chemins). RN7. 83520 ROQUEBRUNE SUR ARGENS

CONCLUSION

La transition énergétique se fera par la réduction de la consommation par la performance énergétique et par le déploiement des moyens de production les plus optimaux et les moins polluants possibles.

Investir dans les économie d’énergie et les énergies renouvelables c’est un investissement structurant, d’avenir.

Une approche idéale pour instaurer des énergies renouvelables dans notre commune est :

  • un système de stockage par batteries
  • un mix énergétique

Ce sont certes des infrastructures lourdes, complexes, coûteuses et pas forcément populaires. Mais, en contrepartie, elles ont la qualité d’avoir été éprouvées et leur efficacité, si les conditions favorables sont remplies, n’est plus à démontrer. Elles peuvent être fonctionnelles, rentables (baisse des dépenses collectives et donc des impôts), et en outre créer de l’emploi


Les conditions d’ensoleillement annuelles sont plus qu’idéales sur le territoire. Une centrale photovoltaïque avec une capacité de 6 mégawatts peut produire de l’électricité pour les 12 000 habitants, hors chauffage. A Carros (06), un quartier solaire intelligent existe depuis 2014 qui permet à ce quartier d’être autonome en énergie via le pilotage de l’offre et de la demande. Les systèmes de stockage sont en cours de développement. Les panneaux peuvent être posés sur les toits à des bâtiments communaux et professionnels et le site peut devenir une pépinière d’entreprises. La piscine du Perrussier peut être chauffée grâce à des panneaux photovoltaïques , comme les bâtiments municipaux. L’exposition solaire de chaque maison permet de savoir quel équipement peut y être installé et quelle production en tirer.

Notre commune possède une richesse en bois, et une chaufferie alimentée en partie par les résidus des forêts communales ou domaniales est DSC01656envisageable pour les écoles, le Jas de Callian (maison de retraite) et les bâtiments communaux.

Notre commune possède également un régime de vents favorable à l’implantation d’éoliennes : faire des études de faisabilité n’est pas compliqué. Des « mini éoliennes » pour particuliers produisent des rendements plus qu’honorables (témoignage du particulier qui a installé une éolienne privée près du Reyran).

LES TRANSPORTS : réduction des consommations d’hydrocarbures avec diminution de l’émission de gaz à effet de serre. Un « plan des déplacements urbains » CAVEM est en cours de consultation auprès de la population.

Favoriser les pistes cyclables et les vélos électriques partagés. Actuellement la commune des Arcs-sur-Argens est en train d’en faire une, qui part du centre ville pour rejoindre la Vigne à Vélo (projet d’envergure reliant par les vignes plusieurs communes de la Communauté de l’Aire Dracénoise, la CAD).

Les bus électriques existent à Fréjus. Le Covoiturage local est à organiser par des applications simples mobiles.

Définir des circuits piétonniers avec un ou deux adultes volontaires chaque jour pouvant récupérer les enfants d’un même quartier pour aller à l’école ensemble à pied « pédi Bus » ou en « vélo bus » (ramassage scolaire, mis en place par l’école de la bouverie en 2015).

Des chevaux, peuvent assurer de temps en temps, le transport scolaire ce qui permet aussi une sensibilisation au DSC01869respect des animaux.

La meilleure façon de préserver notre énergie et de ne pas la dépenser inutilement en éclairages superflus.


L’AUTONOMIE EN EAU: distribution, économie

  • La facture d’eau ne cesse d’augmenter à Roquebrune. C’est la plus onéreuse du territoire.
  • L’eau est un bien précieux qui est amené à manquer au niveau d’un département connu pour être de plus en plus aride.
  • Régie municipale de l’eau, contrôle des consommations d’eau des jardins privés et des parcs, lieux publics. Favoriser les plantes à faible consommation d’eau (plantes grasses).
  • Récupération de l’eau de pluie par les bâtiments communaux.
  • La meilleure façon d’économiser l’eau est de ne pas la consommer : favoriser les dispositifs d’économie : double chasse des toilettes, limiter les grandes pelouses, goutte à goutte, douche solaire…
  • Robinet vert pour l’arrosage des jardins
  • Plan piscine pour limiter le cubage d’eau : diminution des profondeurs, des tailles, recouvrement.

REFERENCE DOSSIER

http://www.roquebrune-sérénité.fr/wordpress/2016/07/13/roquebrune-peut-elle-etre-auto-suffisante/


Texte élaboré sur la base du commentaire laissé par M.Tristan Kamin spécialiste en énergie dans un précédent dossier.

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ANNEXE 1

Face aux risques environnementaux et industriels majeurs et à l’épuisement des réserves du sous-sol nous devons nécessairement revoir notre façon de consommer. Tout le monde s’accorde à dire que le pic du pétrole, puis sa raréfaction sont inéluctables. L’humanité chemine donc vers un déclin continu de l’énergie nette disponible dans des sociétés totalement dépendantes du pétrole. En effet, l’usage massif de ces ressources déstabilise le fragile équilibre de la biosphère et menace notre  climat : pour revenir à une situation viable nous devons diviser par 4 ou 5 nos émissions de gaz à effet de serre et donc notre consommation d’énergies fossiles.

Qu’est-ce qu’un plan de descente énergétique local ?

Selon Rob Hopskins, fondateur des « Villes en transition », la descente énergétique est « le déclin continu de l’énergie nette sur laquelle se base l’humanité, qui est le reflet de la montée énergétique qui a pris place depuis la révolution industrielle. La descente énergétique se réfère également au scénario d’un futur dans lequel l’humanité s’est adaptée avec succès au déclin des énergies fossiles disponibles et est devenue plus locale et autosuffisante. C’est un terme privilégié par ceux qui voient le pic énergétique comme une opportunité vers un changement positif, plutôt que comme un désastre inévitable ». Ainsi, un plan de descente énergétique local consiste à anticiper cette descente énergétique et ses conséquences au niveau local (quartier, commune, département, etc.) en diminuant les besoins énergétiques et en augmentant la part des énergies renouvelables.

Les villes en transitions sont pionnières dans l’anticipation du renchérissement des sources d’énergies traditionnelles en intégrant de nouveaux comportements citoyens. Ils sont à l’initiative d’un Plan d’Action de Descente Energétique qui concrétise l’activité d’une initiative de transition à long terme.

Quel impact sur le territoire ?

Modèle actuel Modèle proposé
Dépendance vis-à-vis du pétrole Autonomie vis-à-vis du pétrole
Interdépendance et mondialisation Autosuffisance  et relocalisation
Gaspillage de ressources fossiles limitées Sobriété énergétique
Incapacité à faire face aux crises Augmenter la résilience
Pollution atmosphérique Préservation de la santé humaine et de l’environnement

Construire un plan de descente énergétique local vous permet de :

  • Réduire notre dépendance au pétrole en encourageant la production d’énergies renouvelables, par définition inépuisables, décentralisées et à faible impact sur notre environnement,
  • Sensibiliser les citoyens à l’imminence du pic pétrolier et à ses conséquences sur l’environnement,
  • Augmenter la résilience, c’est-à-dire la capacité d’un système à retrouver son équilibre après la perturbation d’un territoire,
  • Favoriser la relocation des activités indispensables à la vie quotidienne en encourageant les circuits courts et la consommation de produits locaux.

Comment élaborer un plan de descente énergétique ?

Un plan de descente énergétique contient la vision du territoire et décrit les étapes de la transition à un monde sans pétrole :

  • Former un groupe de pilotage et reliez-vous aux associations et groupes déjà engagés et mobilisés sur la question des énergies renouvelables.
  • Faire dans un premier temps l’état des lieux de la dépendance énergétique locale, notamment aux carburants fossiles. Quels sont les besoins actuels en énergie ? Quels secteurs d’activités du territoire seraient particulièrement touchés par une pénurie de pétrole ?
  • Étudier les schémas directeurs, plans et statistiques locales …
  • Elaborer une vision et un projet dans 20 ans, dans un contexte où il y aura beaucoup moins d’émissions de CO2 et d’énergies fossiles.
  • Etablir un « rétroplanning » qui vous permettra de connaître les conditions, moyens et étapes pour réaliser la transition. Pour cela, vous pouvez utiliser les indicateurs de résiliences :

– l’empreinte écologique du territoire

 – ses émissions de CO2le % d’aliments produits localement

– l’engagement des collectivités locales

l’évolution du trafic local

le % d’entreprises appartenant à des locaux

la diffusion de la monnaie locale (si elle existe)

le % d’habitants travaillant localement

le % de produits essentiels produits localement ou à proximité

le % de matériaux de construction et d’énergie produits localement

le % de médicaments produits à proximité, etc.

Quelles sont les structures qui peuvent nous aider ?

Negawatt

L’association Negawatt est un groupe d’études, de propositions et d’actions pour une politique énergétique fondée sur la sobriété et l’efficacité énergétique et un recours plus affirmé aux énergies renouvelables. Son site Internet contient de nombreuses informations sur les énergies renouvelables
www.negawatt.org.

ADEME

Le Site de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) propose de nombreuses informations institutionnelles sur le sujet, conseils pratiques aux particuliers et liste des Espaces Info Energies.

Sortir du nucléaire

Le réseau « Sortir du nucléaire » : http://www.sortirdunucleaire.org/

Fondation Terre Humaine

La Fondation pour Une Terre Humaine : http://www.terrehumaine.org/


Virage Energie Nord Pas de Calais a été créée en juillet 2006 et depuis nous menons des activités d’études, de formation, de sensibilisation et d’interpellation des décideurs. Nous voulions montrer que sortir du nucléaire est possible. Nous avons décidé de réaliser un scénario chiffré afin d’étayer notre démarche. Le scénario de sortie du nucléaire prévoit une division par quatre des émissions de CO2 et le non-remplacement des réacteurs nucléaires situés à Gravelines (ville côtière à 20km au sud ouest de Dunkerque, ndlr).

Depuis la publication de l’étude sur les énergies d’avenir en Nord Pas de Calais en janvier 2008*, nous sommes sollicités régulièrement pour intervenir afin de présenter le scénario lors de réunions publiques. Divers acteurs locaux nous contactent : ONG, étudiants, collectivités, etc. Début avril 2011, nous avions programmé une conférence sur les dangers du nucléaire et les possibilités et moyens d’en sortir ; avec les évènements au Japon, nous n’avons pas tenu une mais deux conférences. Certains acteurs sont désarmés, comme les mairies. Quand nous présentons le scénario qui montre que se passer du nucléaire est possible, nous observons une évolution majeure psychologique vers le changement. Les élus ont de plus en plus d’attentes envers les énergies renouvelables.

Virage Energie est l’association de référence en matières d’énergies renouvelables en Nord Pas de Calais. Aujourd’hui, nous avons pu essaimer notre démarche et il existe quatre autres associations Virage Energie en France.

* Pour ce travail, l’association a reçu en décembre 2008 le prix européen « Solaire » 2009 décerné chaque année par l’association européenne d’experts en énergie Eurosolar. »

Témoignage M. Gildas Le Saux, coordinateur de l’association


ANNEXE 2 : Electricité : dans le Cher, un village pionnier devient autonome en énergie

lien : https://tempsreel.nouvelobs.com/planete/20171120.OBS7568/electricite-dans-le-cher-un-village-pionnier-devient-autonome-en-energie.html

Le soleil brille pour tout le monde… mais certains en profitent plus que d’autres. Prenez Marmagne (Cher). A l’automne 2018, cette commune rurale située à quelque encablures de Bourges va produire elle-même en moyenne 70% de l’électricité consommée par ses bâtiments administratifs.

Comment ? Grâce au soleil, pardi. Quelque 800 panneaux solaires vont ainsi peupler les toits de la mairie, l’école, la cantine, le gymnase et l’accueil périscolaire, qui généreront 226.000 kilowatt-heures (kWh). Ce n’est pas de l’autosuffisance énergétique, mais presque. Et tout cela, sans produire ni CO2, ni déchets nucléaires. Pas mal pour un petit village de seulement 2.000 âmes !

Peu nombreuses sont déjà les communes qui produisent elles-mêmes tout ou partie de leur courant (comme la bretonne Plélan-le-Grand). Mais jusqu’ici, ces oiseaux rares étaient tenus d’injecter leur électricité sur le grand réseau d’EDF, lequel leur rachetait le kWh à un bon prix. C’était la loi.

Révolution démocratique

Entre-temps, la loi du 24 février 2017 qui précise les conditions de ce qu’on appelle l' »autoconsommation collective », est passée par là. Et Marmagne a été l’une des premières de France à sauter sur l’aubaine et choisir d’autoconsommer l’électricité qu’elle va produire.

Concrètement, cela revient un peu à opter pour des fruits et légumes cultivés localement : il suffira à tous ceux qui ne logent pas très loin du grand transfo relié aux panneaux photovoltaïques de s’y brancher et d’y bénéficier en abondance d’électricité verte. Et si le soleil ne brille pas ? Le réseau électrique classique prendra naturellement le relais. L’initiateur du projet, Aymar de Germay, maire (divers droite) de la commune et président du syndicat départemental d’énergie du Cher, s’enthousiasme :

« En plus des bâtiments communaux et ceux d’autres communes alentours, nous pourrons irriguer en courant jusqu’à 61 foyers de Marmagne. Pour que cela fonctionne, il faut constituer une association dans laquelle siégeront toutes les parties prenantes. C’est cette association qui fixera les tarifs à venir. »

Car l’autoconsommation collective n’est pas seulement évolution juridique : cela pourrait aussi être une petite révolution démocratique. Elle permet en effet, de manière participative, d’associer tous ceux qui veulent bien se relier aux panneaux solaires, éoliennes et autres énergies locales – élus, entreprises et habitants.

Tarifs stables

Finis, les tarifs du KWh décidés par l’Etat : une fois que le Turpe (tarif unique dû au gestionnaire électrique, en l’occurrence ici, EDF) a été acquitté, l’association de Marmagne sera libre de fixer son ticket d’entrée. Aymar de Germay explique :

« Nous pourrons choisir, par exemple, d’offrir des tarifs préférentiels pour les ménages qui ont des difficultés financières. »

On se dit que la facture du projet de Marmagne être salée ? Elle l’est, relativement : 1,6 million d’euros. Mais Aymar de Germay a le sourire en le disant :

« Marmagne ne devrait pas verser un sou ! Nous recevons des subventions de l’Europe, de l’Etat, de la région et une part sera prise en charge par Omexom, la filiale de Vinci Energies qui édifie toute l’infrastructure. »

Cette dernière a choisi, en effet, de financer sur ses deniers une partie d’un chantier qui va lui faire, espère-t-elle, une bonne pub.

Non content de ne pas casser la tirelire du village, monsieur le maire fera même réaliser quelques substantielles économies à ses administrés. En effet, le prix du kWh local sera, dès 2018, 5% inférieur à celui que Marmagne acquittait jusque-là. Et comme les tarifs français de l’électricité vont probablement grimper dans les années à venir, la commune restera sur des tarifs stables, donc de plus en plus intéressants. Quand on vous dit que le soleil ne brille pas pareil pour tout le monde…

Arnaud Gonzague


http://www.leparisien.fr/essonne-91/la-plus-grande-ferme-solaire-d-ile-de-france-arrivera-a-marcoussis-en-2020-28-11-2017-7420605.php#xtor=AD-1481423553

 

http://www.leparisien.fr/essonne-91/la-plus-grande-ferme-solaire-d-ile-de-france-arrivera-a-marcoussis-en-2020-28-11-2017-7420605.php#xtor=AD-1481423553


5 Fermes solaires dans le VAR :

https://www.usinenouvelle.com/article/solaire-direct-inaugure-un-parc-solaire-a-la-verdiere.N198161

 

https://www.solairedirect.com/fr/

 

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