La citoyenneté à Roquebrune.

Questions profondes et très humaines. Réponses sans langue de bois, mais avec nuance.

1.Pourquoi y a-t-il autant de mythomanes en politique à Roquebrune ? Ex : Cayron, Jousse

2.Quand on a une carrière, un confort matériel, une reconnaissance… pourquoi aller en politique et se coltiner :
– des citoyens exigeants (crottes de chiens, etc..)
– des réunions interminables (conseil de quartier, pLU ..)
– des commentaires Facebook immondes ?
Comme Ken Tissier, Didier Lemaitre, Josette Mimouni ?

3.Pourquoi confierait-on des millions d’euros à des gens notoirement incompétents comme Julie Lechanteux ou JP Ollivier ?

REPONSES:
1. Pourquoi y a-t-il autant de “mythomanes” en politique ?
Il faut distinguer plusieurs choses :
– Le mensonge stratégique (promesses exagérées).
– L’opportunisme (adapter son discours selon l’auditoire).
– La véritable mythomanie (pathologie psychologique, beaucoup plus rare).
La politique attire des profils particuliers parce qu’elle combine :pouvoir, exposition médiatique, compétition permanente, nécessité de convaincre.
Cela favorise des personnalités :
-très ambitieuses,
– narcissiques,
– prêtes à déformer la réalité pour gagner.
Le système amplifie le phénomène :
Un discours mesuré, du type :
« Les contraintes budgétaires nous imposent la prudence » résiste difficilement à :« Nous transformerons la ville. Radicalement. »

Dans des systèmes très médiatisés comme aux États-Unis avec des figures comme Donald Trump, on a vu à quel point la répétition d’affirmations contestées pouvait devenir une stratégie politique.

2) Pourquoi se mettre en politique quand on a déjà “réussi” ?
Il y a plusieurs motivations possibles :
Le pouvoir
Le pouvoir politique est d’une nature différente du pouvoir économique. Un chef d’entreprise riche peut vouloir influencer les règles du jeu.
Exemple : Bolloré.
L’ego et la trace historique
Certains veulent laisser une empreinte, entrer dans l’Histoire. Un succès professionnel, c’est bien. Une plaque commémorative, c’est mieux.
La conviction
Il existe aussi des personnes sincèrement convaincues de pouvoir améliorer le système. L’idée qu’on peut “faire mieux que les autres” est parfois portée par une foi réelle.
Elle existe, même si elle cohabite parfois avec l’ego.
Le goût du combat
Certains profils aiment l’affrontement comme les anciens policiers. Certains adorent l’adrénaline. La politique, au fond, est une scène et rares sont ceux qui résistent à l’idée d’y jouer un rôle.

3) Pourquoi confierait-on 55 millions annuel de budget Roquebrunois, à des gens notoirement incompétents ?
Plusieurs mécanismes :
La démocratie repose sur l’élection, pas sur un concours de compétence. On élit :
– une vision,
– un programme,
– une capacité à convaincre.
Pas un CV technique.
Un maire peut ne pas être expert dans son domaine, car il s’appuie sur : une administration permanente, des directeurs de service, des techniciens, …
En revanche, la décision politique repose sur d’autres qualités : résistance à la pression, aptitude à trancher, capacité à représenter.
Le vote est émotionnel
Les électeurs votent souvent :
– par identité (Roquebrunois de souche),
– par rejet (vote anti macron)
– par adhésion idéologique (score du RN)
– par image (pour le sémillant et très chic Jean Paul Ollivier ).
Rarement après lecture intégrale du budget communal.

La compétence politique ≠ compétence technique
Un bon gestionnaire d’entreprise n’est pas forcément un bon leader politique, et inversement.

En résumé, la politique attire :
– des ambitieux (Lemaitre)
– des idéalistes (Tissier)
– des illusionnistes.(Cayron)
– des parachutés en chute libre (Lechanteux, louis Sarkozy).
– des passionnés (Josette Mimouni et consorts, paix à leurs âmes).

Elle attire aussi ceux qui aiment convaincre — et ceux qui aiment être convaincus.
Elle attire aussi des gens compétents et sincères. Simplement, la nuance fait moins de bruit que la certitude, et la certitude gagne souvent les élections.

Elle n’est ni le sanctuaire des sages, ni le théâtre des fous. Elle est un miroir grossissant des travers humains. Et comme tout miroir, elle ne déforme que ce qui existe déjà.


Ah, le poids du vote des fonctionnaires territoriaux… cette force électorale mystérieuse dont tout le monde parle à voix basse, comme d’un trésor caché dans les couloirs de la mairie.

En 2020, Jean Cayron avait d’ailleurs pris soin de rassurer ses chers employés municipaux (certains gavés, à leurs dépens, d’heures supplémentaires fictives, gracieusement distribuées par le couple diabolique Jousse Ollivier) en leur consacrant une vidéo rien que pour eux. Une délicate attention, presque touchante. On ne courtise évidemment pas 10 à 20 % d’un électorat potentiel sans un minimum d’égards. Car oui, contrairement au commun des mortels, les agents territoriaux s’abstiennent moins : leur quotidien professionnel, leur fiche de paie et parfois même leur tranquillité d’esprit dépendent directement du résultat du vote.

Il est vrai que le climat social à la mairie serait… disons… vivifiant. Entre arrêts maladie, mutations stratégiques et autres joyeusetés administratives, l’ambiance semble propice à l’épanouissement. Quant à la fameuse lettre de cadrage sur le droit de réserve, signée Jean Cayron, elle respire la douceur et la confiance. Certains esprits chagrins y verraient une légère tentation autoritaire ; d’autres parleront simplement d’un management affirmé.

Mais au fond, les employés restent pragmatiques. La stabilité, c’est rassurant. “Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras”, surtout quand l’alternative porte le nom de Lemaitre, qui a eu l’élégance d’annoncer publiquement, lors du débat, qu’il réduirait les effectifs municipaux pour alléger le fameux “train de vie”.

Voilà qui a le mérite d’être clair.
Entre une tyrannie supposée et une coupe franche annoncée, le choix devient presque philosophique. Finalement, le vote des fonctionnaires territoriaux n’a rien d’idéologique : c’est un vote de survie… administrative.


Les pauvres de Roquebrune : les grands oubliés de la campagne ?

En France, en 2024, on est considéré comme pauvre à partir d’environ 1 158 € par mois. Pas très glamour, mais c’est la statistique. On estime qu’environ 14 % des Français vivent sous ce seuil.
À Roquebrune, c’est un peu particulier. Aux Issambres, le taux doit frôler la réserve naturelle protégée. À La Bouverie, il doit rester raisonnable, peut-être moins de 10 %. Dans les écarts ? Des villas et des résidences de standing.
Conclusion logique : la pauvreté roquebrunoise est concentrée au Village.

On y trouve :
– des familles monoparentales,
– des personnes âgées,
– des jeunes,
– et pas mal d’emplois précaires.
Les commerçants du Village disent souvent :
« Les Roquebrunois ne viennent pas chez nous ». C’est possible. Mais c’est aussi parfois parce qu’ils n’ont tout simplement pas les moyens de consommer.

Car à Roquebrune, le coût de la vie pèse lourd.
Surtout pour le logement. Et les transports n’aident pas beaucoup non plus : la voiture est quasiment obligatoire.
Mention spéciale au concept de logement social aux Issambres, qui implique presque d’avoir une deuxième voiture pour aller travailler. Innovation sociale.

Il existe bien quelques aides : le Département propose des dispositifs pour les personnes en difficulté, et la commune dispose d’une épicerie solidaire et d’une recyclerie qui propose des prix abordables.

Mais il est étonnant qu’aucun programme municipal n’aborde franchement cette réalité.
Quand les difficultés du quotidien ne sont pas nommées, elles finissent souvent par s’exprimer autrement, dans les urnes.
Et là, les électeurs mécontents ont parfois tendance à voter aux extrêmes — à droite comme à gauche.

Les oubliés finissent toujours par se rappeler au bon souvenir des candidats.


Le grand réveil sambracitain.

Il semble souffler comme un vent de révolte aux Issambres.
– Révolte contre Cayron.
– Révolte fiscale. Les Sambracitains rappellent qu’ils participent à près de 60 % du budget communal et estiment, disons-le pudiquement, ne pas toujours recevoir les remerciements proportionnels à leur contribution.

Alors remettons les choses dans l’ordre.file_000000001bf071fd83d56bb48bbe387a

D’abord, nous remercions chaleureusement les Sambracitains, et leurs nombreux amis des autres pôles qui ont contribué à la destitution de Jousse. Pas celles et ceux qui ont voté pour lui trois fois de suite, évidemment.
Ni ceux qui l’ont soutenu avec constance avant de découvrir soudain les vertus de l’alternance.

Mais il faut reconnaître que les réveils tardifs ont leur charme : mieux vaut un réveil fiscal qu’un long sommeil idéologique.

Lors des réunions de Lemaitre et de Tissier, à la salle Robert Manuel, il y avait plus de monde qu’en 2020, nous avons constaté une mobilisation des sambracitains assez unique.
Aux Issambres, elle peut rester tranquillement en veille pour les écoles. Patienter stoïquement face aux difficultés des aînés. Observer sans trop d’émotion la fermeture de l’EHPAD Recampado.

Mais qu’une ligne budgétaire effleure le portefeuille, et voilà que naît une ferveur quasi révolutionnaire, revival des années ’68 de la part de ces boomers qui ont vécu les trente glorieuses.

Comme quoi, la solidarité a parfois besoin d’un petit coup de calculatrice pour s’exprimer pleinement.

Il est vrai que les Issambres concentrent une belle densité de patrimoine, et que la surtaxe sur les résidences secondaires ne fait pas l’unanimité dans les villas avec vue mer.

Petit rappel tout de même :
En France, environ 60 % du patrimoine vient d’héritages ou de donations. Les 10 % les plus riches possèdent environ la moitié du patrimoine.Autrement dit, en France, on hérite souvent de la richesse comme on hérite parfois de la pauvreté.

À Roquebrune, environ 10 à 14 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté.
Et ce sont souvent les enfants de familles déjà modestes.

Afin de faire cesser ces injustices, la France a donc créé la redistribution. Dans cette logique, la surtaxe sur les résidences secondaires pourrait faire partie du mécanisme, louable, même si son objectif initial est surtout de libérer du foncier. Le vrai problème est ailleurs.

Comme pour la loi SRU, l’argent récolté ne sert pas toujours à aider les plus démunis. Il sert parfois, plus prosaïquement, à combler les trous d’une gestion municipale, disons le, assez festive. Et c’est peut-être là que se trouve la vraie question et la vraie limite du système social de redistribution de notre beau pays.


Se lancer dans une liste est courageux et noble si les intérêts que vous défendez sont partagés et au bénéfice du plus grand nombre.

Courageux car la politique reste fondamentalement immorale, c’est le jeu des alliances, des compromis, mais surtout des compromissions.

Afin de donner une « couleur » à votre liste et d’être lisible pour le plus grand nombre d’électeurs, il est important d’afficher les convictions, les valeurs que vous défendrez si vous êtes élu.e, sécurité, solidarité, emploi, conservatisme, gouvernance (Cayron s’était appuyé sur une démocratie participative, après des années noires, qui n’a jamais été instaurée), enfance, environnement…

Il est clair qu’à Roquebrune, et partout ailleurs, nous sommes largement influencés par la politique nationale et que même un âne qui serait investi par le RN serait élu, et pourquoi pas? comme dirait l’ancien prétendant Roquebrunois animaliste de 2020.

C’est la raison pour laquelle, il serait intéressant que les grands partis soient en dehors de ces élections, qui restent un vote pour une personnalité avec un projet concret qui touche le quotidien citoyen (élection de proximité). Mais c’est un rêve démocratique qui ne risque pas de se réaliser de sitôt.

Dans la liste que vous avez intégrée, il est important que le leader soit un minimum charismatique, mais surtout démocrate. Le  » c’est moi qui decide in fine » est trop souvent le leitmotiv des leaders autoritaires. Avant chaque conseil, lors des réunions de préparations, il est important que les colistiers puissent s’exprimer, y compris à bulletin secret, sur telle ou telle decision . Fini le troupeau de Panurge des conseillers majoritaires. Là encore, un vœu pieux.

Enfin, évitez de prendre dans votre liste, ou pour votre coaching, des personnes avec un casier judiciaire ! A bon entendeur.


Menace envers les employés municipaux Roquebrunois ?

On savait que l’expression publique (panneau d’affichage totalement invisible) était réduite à se retrouver entre le distCapture d’écran 2025-09-10 154725ributeur de sacs à crottes, et le collecteur de vêtements à la Bouverie, mais maintenant, c’est au tour des employés municipaux d’être invisibles et muets.

La neutralité façon Cayron, c’est enlever à certaines catégories de Roquebrunois le droit de participer à la vie publique, bref d’être citoyen à part entière. A la vue de cet avertissement, on se demande ce qui leur est permis ?  A part de fermer leur gueule.


Les recettes du populisme
Pourquoi les populistes (surtout affairistes) , règnent en maitre.

– Utilisation du mensonge (la « post-vérité »), merci les réseaux sociaux.

– Utilisation de la peur, merci les chaînes d’info 24h/24h

– Utilisation de la colère, merci les politiques (soumis aux intérêts des multinationales) pour n’avoir pas pu arrêter une mondialisation qui a fait certes sortir certains pays de la misère ,mais appauvrie les anciennes puissances.

– Victoire de la médiocrité sur le mérite, merci la téléréalité, les influenceurs, ..

Critiques des élites, du savoir (experts théoriquement garants de la vérité). Victoire des non diplômés (pauvres) contre les diplômés (riches).

– Victoire de l’individualisme qui privilégie le confort aux actions collectives contre le plus grand danger à venir, le dérèglement climatique. Les comportements individualistes de citoyens, avec sa part d’incivisme, de certains poussent les autorités à devenir autoritaire.

– Retour des valeurs de la droite réactionnaire, donc du machisme, et de la belle poupée féminine.

Victoire du divertissement, du show, du spectacle, du clown, du superflu, du buzz, du clash, pour effacer la sinistre réalité sociale américaine.

– Victoire de la finance et des affaires sans régulation, sorte de FAR West ou de mafia clanique.

Faillite éducative de l’éducation nationale.

DEFAITES de la science, de la santé, de l’éducation, de la justice, des pauvres, du climat, du mérite.


Juin 2024
Alors que Roquebrune ne subit quasi aucune immigration étrangère et que la sécurité est globalement préservée, le score du RN à 53% fait froid dans le dos. La participation record appuie ce résultat.
Puget, présenté comme le paradis il y a quelques années, pousse à 59%. Mais avec sa politique de constructions immobilières outrancières, l’incivilité et l’insécurité sont apparues dans certains quartiers.
Comment une commune comme la nôtre, si paisible, qui a connu 20 ans de fascisme local, peut être aussi aveugle !
Ce parti c’est le retour de l’incitation à la haine, des « ratonnades », des brimades contre les opposants, de la censure, des affaires en faveur de quelques uns, il ne faut pas aller bien loin, à Fréjus  pour constater combien certains s’en mettent plein les fouilles.
Ici, c’est bien la peur, une crise identitaire porté par l’intoxication des medias Bolloré, tv et presse  qui favorise ce vote, pas seulement le pouvoir d’achat, et certainement aussi le rejet des élites parisiennes dont Macron, l’irresponsable compulsif est le prototype et la cible. L’antisémitisme non résiduel traditionnel et l’homophobie de l’électorat de base du FN complètent le tableau de ce rejet massif.

Mai 2024. La députée Lechanteux prochaine candidate du RN en 2026 ?
Elle « Travaille sans relâche » ? dit-elle.
MAIS sur le site « Les députés » :
Productions parlementaires :  « Cette députée n’a déposé aucun rapport ». 1 question orale par an.
Pas bien brillant son bilan parlementaire, mais elle vise la mairie de Roquebrune avec son amie assistante parlementaire Karina ex Jousse (voir les décors qui ont été choisis) tout le monde le sait, la parlement n’est qu’un marché pied et elle devra abandonner son mandat (du fait de la loi sur les cumuls) lorsqu’elle deviendra maire de Roquebrune

 Qu’ont-ils fait pendant leur vie professionnelle ? Sociologie et Psychologie des politiques.

La quintessence et le mérite de la démocratie suppose toutes personnes, de quelques conditions que ce soit, puisse représenter le peuple, mais malheureusement actuellement c’est le plus souvent n’importe qui mais surtout n’importe quoi.

Beaucoup y viennent pour leur propre intérêt, ou par ce qu’ils s’ennuient à la retraite. Pour les autres, afin de comprendre les femmes et hommes politiques, il faut analyser leur caractère mais surtout se pencher sur leur passé professionnel, leur parcours, leur diplôme, leur compétence, leurs véritables intérêts pour le collectif.

Et là, c’est souvent le vide. On en vient à la conclusion que la vie politique est une chance pour celles et ceux qui n’ont pas réussi professionnellement (confère le sémillant Bardella qui n’a jamais travaillé de sa vie, sans réel diplôme) et qui n’ont jamais été capable ou ne sont jamais passés par les fourches caudines de l’expérience de nombreuses heures de travail, de ses contraintes, de la gestion, du management humain essentiel quand on accède à un quelconque fonction de responsabilité.

Avec un peu de brosse à reluire, les perdants de la vie, celles et ceux qui souvent sont limités intellectuellement ou qui sont incapable d’effort dans le travail, arrivent facilement à se faire élire, dans un monde ou la politique n’intéresse plus grand monde. Seuls 20% des roquebrunois ont voté pour l’équipe municipale en place.

Des médiocres au pouvoir, ce n’est jamais bon. Ils se voient doter de pouvoir qu’il ne maitrise pas. Ils n’arrivent pas à comprendre qu’une remarque, une critique constructive envers leurs actions n’est pas une insulte. Incapables d’analyse, de débat et de pondération. C’est souvent d’ailleurs le ferment de l’autoritarisme.

Puis il y a celles et ceux qui accèdent à ce pouvoir pour des visées clairement financière qui précipitent la collectivité dans le gouffre de la dette. Inutile de citer les tristes noms de notre passé.

Pourtant, ils gèrent notre argent et c’est tout le paradoxe.

Arrêtons de subir et passons à l’action citoyenne, si il le faut de la résistance, car on ne peut laisser la médiocrité nous imposer leur frustration et leur faille narcissique, il y a des psy pour ça, mais encore faut-il avoir le courage pour eux de pousser leur porte, et le courage, c’est pas ce qui les caractérise non plus.


Existe t-il une différence entre un « habitant » de Roquebrune et un « citoyen » de Roquebrune ?

Si on compte en nombre d’habitants, nous sommes environ 12.000 hab. sur Roquebrune mais si on compte en terme de « citoyens », sommes nous réellement 12.000 citoyens ?

Convient-il de différencier les deux termes ? Si l’on se réfère à la définition du dictionnaire, les deux termes sont strictement superposables: un citoyen qui réside dans une commune est un habitant cependant de notre point de vue, il existe sans doute une différence de taille si l’on se place d’un point de vue de l’engagement et de la participation.le noir

L’habitant est celui qui réside sur le territoire de la commune, qui est inscrit sur les listes électorales et qui éventuellement paie ses impôts (si ses revenus le permettent) et qui bénéficient donc des services publics auxquels il a légitiment droit.

Le citoyen de Roquebrune est aussi un habitant mais il participe activement à ce que les devoirs et droits des habitants soient respectés. Il participe soit en se faisant élire mais plus généralement en s’investissant dans le débat public et donc dans la place publique (le POLITIS des grecs) que ce soit dans les nouvelles formes de débat participatif ou lors de manifestations publiques de défense du citoyen.

Concernant ce dernier point fondamental de notre vie démocratique (qui est le droit de manifester), notons l’écart entre le nombre d’habitants en désapprobation et le nombre de participants physiquement présents.

Nous pointons ici la vraie différence sémantique entre les deux termes.

Mais est-il facile pour tous d’être des citoyens si l’on retient cette notion politique du « participatif » ? Comment faire entendra sa voix ? Est-il facile de faire entendre sa voix ?

Non, ce n’est pas facile car les politiques ne sont guère réactifs une fois élu et il faut au préalable un apprentissage des règles et des devoirs et donc une éducation civique, morale et philosophique de base pour cela.

Il existe probablement un défaut d’enseignement de la citoyenneté à l’école (la philosophie n’est abordée qu’au lycée, ce qui est déjà bien trop tard pour éveiller les consciences citoyennes). Même si l’éducation civique est au programme, elle n’est sans doute pas suffisante pour devenir un citoyen dans le sens participatif.

A Roquebrune, tout est fait pour ne pas exprimer sa voix. Il n’y a pas d’espace pour cela: les conseils de quartiers sont rares et verrouillés, les conseils municipaux se déroulent le matin quand les actifs travaillent, les maisons citoyennes n’existent pas, les répressions (procès) et intimidations contre les lanceurs d’alertes sont fréquentes…

Ainsi donc, pour devenir citoyen, il est nécessaire acquérir des notions du vivre ensemble qu’apportent soit les religions (mais nous sommes un Etat laïc), soit la philosophie : qu’est qu’autrui ? qu’est-ce que l’argent ? qu’est-ce que la violence ? … (Notre Président de la République, Emmanuel Macron, ne se réclame t-il des plus grands philosophes pour mener sa politique ?).

Autant de thèmes que l’association SEVE lancée par Frédéric Lenoir essaie de promouvoir auprès des enfants au niveau national.

Ainsi donc, saluons l’initiative des ces roquebrunois « ambassadeurs » afin que nos enfants apprennent à se détacher d’une société de consommation toujours aussi vorace et deviennent ainsi des citoyens habitants qui participent à ce Roquebrune devienne une vraie commune démocratique et non autocratique comme elle semble l’être actuellement.

 

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