Les deux débats du premier tour 2026

Janvier 2026 – BFMTV cote d’azur (voir lien plus bas).

On avait peur. Finalement, ce fut… un débat. Oui, un vrai. Avec des phrases complètes et même quelques chiffres. Voici donc le grand théâtre civique en version légèrement décalée.

Lechanteux aux Issambres=
Idée lumineuse : transformer la pointe de l’Arpillon en parking. Mais attention, pas n’importe lequel. Un parking poétique. Au-dessus : une promenade, un jardin suspendu. On imagine déjà les glycines coulant délicatement sur un chef-d’œuvre de béton 1974, hommage vibrant à l’architecture brutaliste balnéaire.
Garer sa Clio avec vue mer, c’est ça le progrès.

Cayron=
Moment d’anthologie : désavoué en direct par une commerçante visiblement moins sensible aux acronymes qu’à l’absence de clients.
Toujours ce langage administratif mystérieux, quelque part entre une notice de photocopieuse et un rapport de la Cour des comptes.
Une supérette au village ? Très bien.
Un parking ? Accessoire visiblement.
Solution alternative : prolonger le parking des douanes… en zone inondable. Après tout, pourquoi laisser l’eau avoir le monopole de l’occupation du sol ? L’artificialisation continue, mais avec conviction.

Tissier & Lemaitre : La voie de contournement ne sera finalement pas contournée. Impossible à prolonger. Dommage, elle aurait pu mener quelque part.
Lemaitre et les 685 logements vacants
Grande ambition : racheter 685 logements vacants (4,6 % du parc), pour les transformer en logements sociaux.
Excellente idée.
Petit détail : environ 150 000 € par logement.
Total estimé : autour de 100 millions d’euros.
Une paille.
Un budget municipal, c’est fait pour rêver un peu.

Tissier et la dette=
L’endettement baisse. Doucement. Très doucement.
Pendant que le train de vie municipal, lui, prend le TGV.
Plus rapide que l’inflation, ce qui est déjà une performance sportive.
Sécurité : grande scène dramatique
1 cambriolage tous les 2 jours.
Atteintes aux personnes : exceptionnellement rares.
« La sécurité n’a pas de prix », proclame Lemaitre, formule solennelle qui signifie généralement qu’elle en a un, et plutôt élevé.
On évoque :
Réorganisation des patrouilles
Comparaison avec Puget (cinq fois moins de policiers, mais aussi moins de villas et moins d’habitants, détail technique)
Dispositif « voisins vigilants » qui ne vigile plus grand-chose
Voitures banalisées
Aides à l’alarme reliée au PC municipal
Bref, beaucoup d’options. Reste à choisir entre gadget et stratégie.
Les pistes cyclables
Miracle transpartisan : Tissier et Lemaitre aiment le vélo.
La bicyclette, nouvel outil de paix municipale.FB_IMG_1768904219876

Le narcotrafic selon Julie Lechanteux
Julie Lechanteux convoque le spectre du grand banditisme.
Ambiance série Netflix.
Réalité 2024 :
2 faits qualifiés de trafic de stupéfiants enregistrés par la gendarmerie dans la commune.
Deux.
À comparer avec Fréjus ou Saint-Raphaël, où les chiffres jouent dans une autre division.
La peur reste un levier narratif efficace. Statistiquement modeste, mais narrativement puissant.

En résumé :
Des jardins suspendus sur parkings, des millions imaginaires, une dette en jogging lent, des cambriolages mesurés, des vélos fédérateurs et un narcotrafic version minimaliste.
La démocratie locale va bien : elle débat.
Et parfois, elle s’enflamme pour deux procès-verbaux.


Fevrier 2026. Var matin.

En direct de la salle MOLIÈRE. Débat Var Matin. On s’attendait à du théâtre. On n’a pas été déçus.

Jean Cayron
« Je renouvelle ma mandature à la demande des Roquebrunois » — évidemment, le peupleFB_IMG_1772133585756 supplie.
Dans la continuité, mais avec une nouvelle équipe. Traduction : l’ancienne a survécu comme elle a pu.
Il a voté la taxe GEMAPI au maximum — merci pour notre portefeuille, qui avait visiblement besoin d’un régime sec.
Son discours ? GeMApi, SMA, PLU, ZAP, PPRI, PRIF, PAPI, PPI, ABF, OPJ, IPN, PSIG, FSE…
Un festival d’acronymes. On ne comprend rien, mais ça sonne sérieux. On aurait presque demandé les sous-titres.
Fier d’avoir délogé le circuit de karting qui attirait du monde. Oui, l’attractivité, c’est surfait.
Il contrôle tout, tous les jours, chaque bon de commande. Une rigueur monastique.
Il fait des économies partout… sauf sur son fauteuil de ministre. Priorités.
Sécurité : caméras « intelligentes ». Si c’est de la reconnaissance faciale, c’est interdit — mais chut.
Logiciel BRifcam : 70 000 € soigneusement rangés dans un placard. Investissement décoratif.
Et bientôt un commando policier (de Canjuers ?) en VTT. La sécurité version Tour de France. On attend les courses poursuite des voleurs en vélos électriques.
Commerce au village : un boucher arrive, Coquelicot Lingerie ferme. Bilan : 0. Équilibre parfait, pas comme le budget.
La voie de contournement ? Toujours aussi claire. Des tuyaux par-ci, des tracés par-là. Un escape game grandeur nature.
Conclusion magistrale :
« Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise… ». Ben, justement, rien.

Lemaitre
l’artiste de l’esquive.
Ah, l’opposition engagée (ou du moins, qui aime bien le mot « engagement » — un peu comme un influenceur aime le mot « authentique »)
Il attaque Cayron avec précision, c’est chirurgical.
Les solutions ? Elles sont restées dans la salle d’attente.
Inondations : où se fera la compensation hydraulique des Garillans ? Mystère aquatique.
Responsable des inondations à l’agglo, mais pas au courant de l’échec du Syndicat Mixte Argens. Intéressant.
170 logements vacants aujourd’hui. 700 au précédent débat. Les appartements disparaissent plus vite que l’eau ne monte.
Aire des gens du voyage : nécessaire. Où ? Surprise.
Dégraisser le personnel municipal. Comment ? Avec quelle méthode ? À la tondeuse ?
« On n’économisera pas sur la sécurité. »
Donc on économisera ailleurs. Écoles ? Personnes âgées ? Handicap ? Suspense budgétaire.
Commerce : « rendre Roquebrune attractive ». Comment ? Avec des slogans ?
Route de contournement : il se battra pour le financement agglo. Avec quels arguments ?
Entre le bord de mer des Issambres et le village, il fallait choisir. Ils ont choisi. Nous, on devine.
Du vent. Encore du vent. Éoliennes absentes du programme, dommage, on avait la matière première.

Julie Lechanteux (ou « Eux, eux… ») : le cirque populiste et ses buses sous-marines.
Val d’Esquières : le problème des inondations résumé à une histoire de diamètre de buses.
Sous l’eau pendant tout le débat
Référendum sur la loi SRU : populisme pur jus.
L’épisode du ballon d’eau chaude, le budget…
Bref, on cherche encore la maîtrise comme une stagiaire en réunion de crise.

Ken Tissier
Remettre un poste de police à la Bouverie.
Créer un guichet unique pour les entrepreneurs.
Projet logement ? Flou artistique.
En résumé : « On reprend les éléments du débat précédent » — « Comme un cover band qui rejoue les mêmes tubes. »
On révise, on n’apprend rien de nouveau.

Conclusion générale
Aucun mot sur le développement durable ou l’énergie propre. Le climat attendra.
Presque rien sur la gouvernance municipale ou la démocratie participative — à part un référendum gadget.
Rien ou si peu sur les enfants, ou les hébergements pour personnes âgées qui vont pourtant manquer cruellement.

Notre verdict :
« Si c’était un spectacle, on demanderait un remboursement. »
« Si c’était un examen, tout le monde redoublerait. »
« Si c’était un menu, on commanderait ailleurs. »

Des questions qui tournent en rond, des réponses qui évitent les virages, et des journalistes pas franchement décidés à parler des défis de demain.
Pas sur que MOLIÈRE aurait apprécié.

Liens :

https://www.nicematin.com/videos/emissions/municipales-a-roquebrune-sur-argens-un-casting-prometteur-pour-le-grand-debat-var-matin-ce-jeudi-a-18-heures-10670386?fbclid=IwdGRjcAQOR9tjbGNrBA5H0GV4dG4DYWVtAjExAHNydGMGYXBwX2lkDDM1MDY4NTUzMTcyOAABHst1Uezm603RRm5F5Js00kho1h_aeW5_VBuDDuDLkLQO7X_s5pJRpwdEeygt_aem_TcBwji7X00uSkqYw7TohEA

 

://www.bfmtv.com/cote-d-azur/replay-emissions/azur-politiques/video-les-invites-jean-cayron-ken-tissier-didier-lemaitre-julie-lechanteux_VN-202601151036.html?fbclid=IwdGRjcAPZc0NjbGNrA9lzLWV4dG4DYWVtAjExAHNydGMGYXBwX2lkDDM1MDY4NTUzMTcyOAABHumcDMe457abItGdkcyP1ZQr692HGxJbE1lwea98ukYYqrLwm-8Pi-h4D7GC_aem_eHMz-DhnLSCH-owZGrAa1g


Vivre DE Roquebrune ou vivre POUR Roquebrune ?

Outre les compétences propres, les enjeux personnels d’une candidature au poste de maire sont fondamentaux à discriminer afin d’évaluer le degré de sincérité des prétendants.

Pour certains, en cas de défaite, rien ne changera au niveau financier, car
– soit il bénéficie d’une pension,
– soit il est intégré dans le milieu du travail.

Pour d’autres, ce sera plus compliqué de ce point de vue:
– soit retour à pôle emploi,
– soir retour dans la fonction publique avec un salaire divisé par deux voire trois.

C’est dire si les enjeux de cette élection peuvent être importants au niveau personnel.

A vous de déterminer qui des 4 candidats se trouvent dans chacune de ces 4 situations ?


La date limite de dépôt des listes de candidats est le 26 février 2026.

Rappel : Nous votons pour une liste, pas uniquement pour un maire, qui représenteront notamment la commune au sein de l’intercommunalité, qui possède de plus en plus de prérogatives.

Avec la personnalité du leader et le programme, la composition de la liste est le trépied qui orientera notre choix de vote.
Ainsi, toute liste comportant des anciens du système Jousse-Ollivier et/ou des membres du RN, sera boycotté de notre part  considérant que ces personnes ne respectent pas notre commune, et ne faisant pas parti de l’arc Républicain (les affaires avant le peuple).

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2 Responses

  1. Azzena dit :

    Ce qui caractérise ces débats est la futilité des besoins. On parle parking, supérette, aménagement de confort, sans jamais évoquer le manque de bâtiments publics faisant défaut depuis des années, comme le cimetière de la Zac de la Bouverie prévu il y a plus de 45 ans et jamais construit, pourtant présent au projet de PLU de Cayron…….Faut dire que pour un PLU, c’est tout sauf un PLU ; aucune description des constructions, des ZACs qui sont en fait des ZAEs (Zone industrielle pour les novices), des lotissements invisibles construits dans de vraies ZACs tout autant invisibilisées, des bâtiments d’ habitation présents dans la zone industrielle de la Bouverie rebaptisée « ZAC du Blavet » pour masquer l’illégalité de la combine qui a du rapporter un bon paquet aux corrompus du coin….Et j’en passe !
    Une ville avec une population vieillissante pourrait au moins demander au futur Édile de s’engager sur des constructions de lieux destinés aux retraités, médicalisés si possible. Il manque aussi des espaces destinés aux parents qui pourraient amener leurs enfants se dégourdir et se sociabiliser dans des parcs et jardins publics créés à leur intention.
    Mais non, les gens ici se préoccupent de parking et de supérette !!!!!……
    Roquebrune-sur-Argens est la ville des gogos par excellence. Tous ces gens se font bananer et trouve qu’il fait « bon vivre ici »……de vrais gogos.

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